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5 hours ago
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Photos de la publication de Le Touquet Paris Plage "Jardin de la Manche" ... See MoreSee Less

2 days ago
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LE TOUQUET CELEBRERA LE PRINTEMPS

LE TOUQUET CELEBRERA LE PRINTEMPSBientôt le printemps.
La rivière de bulbes du Parc Holuigue
Création : Patrick Salembier
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3 days ago
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LE TOUQUET-PARIS-PLAGE
Soirée Blanche EBTS France sur le Jardin d'Ypres
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4 days ago
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Le Guide Vert Michelin Picardie 2021 vient d'attribuer sa première étoile au Jardin des Ifs, à Gerberoy ! 🤩🌸🥰🌳🦋🐦
Un témoignage unique et pluri-centenaire de l'art topiaire monumental (arbres taillés dans des formes géométriques, architecturales, figuratives ou fantaisistes 🙂).
Et surtout, un jardin à vivre, un refuge de bien-être.
www.lejardindesifs.com
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5 days ago
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6 days ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES Le château de Corbelin Jardin Remarquable Gilles et Agnès Peigney 03 86 29 11 83 - 06 67 78 60 37 agnespeigney@gmail.com Corbelin 58210 La Chapelle Saint André www.corbelin.com

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES
Le château de Corbelin
Jardin Remarquable

Gilles et Agnès Peigney
03 86 29 11 83 - 06 67 78 60 37
agnespeigney@gmail.com
Corbelin
58210 La Chapelle Saint André
www.corbelin.com
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1 week ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES Château de Poncé M et Mme Guy de Malherbe Jardin Remarquable 72340 Poncé-sur-le-Loir

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES
Château de Poncé
M et Mme Guy de Malherbe
Jardin Remarquable
72340 Poncé-sur-le-Loir
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2 weeks ago
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Le Touquet-Paris-Page, siège social dEBTS France

Le Touquet-Paris-Page, siège social d'EBTS France ... See MoreSee Less

2 weeks ago
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Délégation EBTS France New York - New Jersey : Andrea Filippone et Éric T Fleisher

Délégation EBTS France New York - New Jersey : Andrea Filippone et Éric 'T' Fleisher ... See MoreSee Less

2 weeks ago
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Marie Salembier EBTS France New York

Marie Salembier
EBTS France New York
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2 weeks ago
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LE BUREAU D'EBTS FRANCE ... See MoreSee Less

2 weeks ago
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Les produits dérivés EBTS France sont en vente sur le site internet www.france.ebts.org ... See MoreSee Less

2 weeks ago
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Au Touquet-Paris-Plage, préparation de la future collection de buis du château Rosa Bonheur. ... See MoreSee Less

2 weeks ago
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Membre du Conseil dEBTS France

Membre du Conseil d'EBTS France ... See MoreSee Less

3 weeks ago
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Membre EBTS France

Membre EBTS FranceLe Château d'Esquelbecq représente le département du Nord pour la Coupe des châteaux !
Merci pour votre soutien et votre enthousiasme à l'égard de ce site historique incroyable.
Coupe organisée par la passionnée Lucie Sénécloze 🏰 photo : B. Sauvage
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Bon souvenir de 2019.

3 weeks ago
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COLLECTION DE BUIS
EBTS FRANCE/VILLE DU TOUQUET-PARIS-PLAGE

LISTE DES DOTATIONS
Selon les dispositions de la 9e édition de l’International Code of Nomenclature for Cultived Plants (ICNCP) publiée en 2016, la liste identifie tous les cultivars et hybrides de Buxus sous le nom le plus ancien trouvé en littérature. Ils sont nombreux à avoir été acceptés et documentés et figurent en caractères gras. Quant aux noms des cultivars mal documentés qui proviennent souvent d’inventaires ou de catalogues, ils figurent en caractères normaux, tout comme certains synonymes et leur nom botanique ou de cultivar s’ils sont mal connus. Tous les noms botaniques sont en caractères gras en italique. Plus d’informations dans le Manuel du Buis.

CHATEAU DE CONTEVAL
Jardin Remarquable
Hauts de France
DE 2010 A 2020

Buxus sempervirens L. Species Plantarium 983.1753
‘Arabeske’ ‘Arborescens’ ‘Aristocrat’ ‘Aurea’ ‘Aurea Pendula’ ‘Balder’ ‘Belleville’
‘Blauer Heinz’ ‘Butterworth’ ‘Decussata’ ‘Elegantissima’ ‘Emir’ ‘Grand Rapids’
‘Glauca’ ‘Hardwickensis’ ‘Holland’ ‘Ingrid’ ‘Joe Gable’ ‘Karmen’ ‘King Midas’
‘Latifolia Maculata’ ‘Latifolia’ ‘Marginata’ ‘Newport Blue’ ‘Obelisk’ ‘Ornament’
‘Pendula’ ‘Pullman’ ‘Pyramidalis’ ‘Ste. Genevieve’ ‘Suffruticosa’ ‘Variegata’
‘Varifolia’

Buxus sinica (Rehd. & Wils.) Cheng var. insularis (Nakai)
‘Tide Hill’

Buxus
‘Green Gem’ ‘Green Mound’ ‘Green Mountain’ ‘Green Velvet’

Buxus macrophylla

CHÂTEAU DE LA BALLUE
Jardin Remarquable
Bretagne
Vendredi 9 septembre 2017
Lors de la présentation à la presse du Manuel du Buis

Buxus sempervirens Species Plantarium 983.1753
‘Denmark’ ‘Aristocrat’ ‘Butterworth’ ‘Emir’ ‘Arabeske’ ‘Ingrid’ ‘Pullman’ ‘Compacta’
‘Planifolia’

Buxus sinica (Rehd. & Wils.) Cheng var. insularis (Nakai)
‘Tide Hill’

JARDINS DE VALLOIRES
Jardin Remarquable
Hauts de France
24 novembre 2020

Buxus sempervirens L. Species Plantarium 983.1753
‘Arborescens’ ‘Aurea’ Aurea Pendula’ ‘Belleville’ ‘Berlin’ ‘Broman’ ‘Decussata’ ‘Fastigiata’ ‘Fleur de Lys’ ‘Joe Gable’ ‘Handsworthiensis’ ‘Holland’ ‘Ipek’ ‘Karmen’ ‘Latifolia Maculata’ ‘Mary Gamble’ ‘Myosotidifolia’ ‘Nish’ ‘USNA’ ‘Ornament’ ‘Pendula Parasol’ ‘Planifolia ‘Prostrata’ ‘Pullman’ ‘Salicifolia Elata’ ‘Sentinelle’ ‘Suffruticosa’ ‘Vardar Valley’ ‘Variegata’ ‘Varifolia’ ‘Welleri’ ‘West Ridgeway’ ‘Woodland’
Buxus sinica (Rehd. & Wils.) Cheng var. insularis (Nakai)
‘Filigree’ ‘Tide Hill’
Buxus microphylla Sieb & Zucc. var japonica (Muell.)
= B. sempervirens
‘Morris Dwarf’ ‘National’ ‘Sempervirens’
Buxus
‘ Green Mound’ ‘Green Velvet’
Note : Liste vérifiée et validée par Lynn R. Batdorf, autorité mondiale des buis, le 4 décembre 2021

EN PREVISION
CHATEAU ROSA BONHEUR
Lauréat du loto du Patrimoine
Ile de France
50 variétés
AVRIL 2021

Photo : Buis 'Tide Hill'
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3 weeks ago
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Histoires des jardins

JACQUES WIRTZ
Hommage à l’un des architectes de jardin les plus réputés
Par Emmanuel d’Hennezel *

Disparition d’un patriarche renommé
Jacques Wirtz s’en est allé à 93 ans, le jour de notre fête nationale, avec la discrétion propre à cet homme qui était de surcroît doté d’une réelle gentillesse. Architecte de jardin, certes il l’était, bien qu’il se serait modestement qualifié lui-même de « jardinier-paysagiste ». Autonome, inclassable, il acquit une renommée mondiale et fut certainement l’une des plus grandes figures de la deuxième moitié du XXe siècle dans l’art des jardins grâce à son un parcours riche, original, unique et rare. Avec la disparition de René Pechère (1908-2002), nous avons perdu deux hommes qui ont marqué sensiblement les parcs et les jardins en Belgique. Depuis de longues années, la profession considérait Wirtz comme le patriarche de son art ; il laisse des œuvres végétales où se mêlent l’homme, la nature et les grands paysages dans une pensée totalement contemporaine, entre tradition et innovation. Ses jardins, que l’on qualifie d’œuvres, dégagent un charme, une puissance et une originalité propre au grand art des jardins et du paysage. Il existe bien un style Wirtz, aujourd’hui souvent mal imité, qui s’est enrichi tout au long d’une vie par l’écoute de la nature, le bon sens, la logique et la recherche du génie du lieu de son auteur.

Brève rétrospective
Né à Schoten en 1924, Jacques Wirtz commença sa carrière comme jardinier, passage obligé de tout architecte paysagiste digne de ce nom.

Jardin de Jacques Wirtz à Schoten

L’œil interrogatif, toujours en éveil, l’expérience répétée de la main de l’homme conjuguée à la pratique du terrain ont su en faire un véritable jardinier, base élémentaire de notre métier, aujourd’hui malheureusement galvaudé par nos écoles techniques qui séparent la conception et leur entretien, sorte de rupture entre l’architecte-paysagiste et l’homme-jardinier. Sa connaissance des plantes, il la devait à sa formation horticole et à son éphémère métier de fleuriste. Curieux et passionné, il cherchait et acclimatait des essences rares et nouvelles qu’il expérimentait dans son propre jardin, sorte de laboratoire aménagé dans sa propriété du Botermelk près d’Anvers.
Ses créations expriment les valeurs « classiques » que l’on trouve dans un jardin abouti, en dialogue avec l’architecture, précis dans la mise en scène et la sélection de plantes particulières afin de créer une intimité, une harmonie comme celle que l’on retrouve dans l’esprit flamand des jardins clos de haies (hortus conclusus). Par ce goût des jardins clos, dans ses premières œuvres, il remit à l’honneur l’art topiaire qu’il revisita et modernisa par des buis taillés en « dos de mouton » ou en nuage. Il fut le premier à introduire les graminées dans nos jardins avec grâce et simplicité. Pour lui, le gazon vert est aussi un avantage réel qu’il mit souvent à contribution pour mieux souligner une courbe ou un passage particulier ponctué de « doigts de lumière » à la manière d’un vallon anglais. Comme tous les artistes qui maîtrisent parfaitement leur art, il y a toujours eu chez lui une révélation sur le terrain, une intuition couplée à sa pratique du jardinage.
Il s’appuya sur la tradition des jardins pour ensuite s’ouvrir au monde, en apportant une réflexion contemporaine aux parcs publics et aux jardins privés.
Ses jardins souvent structurés de haies ondulantes ou très équarries deviennent une pièce verte ou une simple chambre, espace privé et intime s’ouvrant cependant vers l’extérieur. Le jardin devient le prolongement de l’habitat, le paysage s’architecture, reste ensuite à réaliser les circulations et les promenades picturales qui se renouvellent chaque saison grâce à une sélection réfléchie et parcimonieuse d’arbres, d’arbustes et de plantes. Réduire le style des jardins Wirtz à des lieux très architecturés et symétriques serait ne pas connaître son œuvre.

Réalisations nationales et internationales
Il deviendra au fur et à mesure un paysagiste réputé pour ses espaces urbains et collabora à des projets d’envergure tels que le réaménagement des jardins du palais de l’Élysée et des jardins du Carrousel au musée du Louvre à Paris à l’initiative du président François Mitterrand, l’Alnwick Garden en Grande-Bretagne (Northumberland), la conception du « master plan » du jardin du château de Chaumont-sur-Loire qui accueille chaque année le Festival international des Jardins, la création du jardin du cloître de l’abbaye d’Hauterive à Fribourg, diverses réalisations entre autres en Pologne, au grand-duché de Luxembourg et en Allemagne ainsi que, en Belgique, l’aménagement paysagé du nouveau palais de justice d’Anvers, du parc Cogels à Schoten, du boulevard Albert II à Bruxelles, etc. Dans les années 1990, il travailla en outre dans les jardins des châteaux « De Groote Mot » (Borgloon), de Hex et de Vinderhoute.

Jardins de l’abbaye d’Hauterive - Suisse

Héritiers
Jacques Wirtz nous laisse des parcs et jardins contemporains malheureusement périssables. Nous garderons de son œuvre son sens de l’intuition et sa compréhension de la logique de la nature à la fois abondante et discrète comme à son image. Nous apprécierons ses diversités d’ambiances simples et maîtrisées, son univers qui nous révèle une spiritualité propre à ses interrogations sur la nature qu’il chérissait. Mais pour l’entreprise Wirtz International Landscape Architects créée dans les années 1950, il y aura bien une continuité – et c’est une rareté dans l’art des jardins – puisque Jacques Wirtz laisse deux fils bien formés, Peter et Martin qui suivent les traces de leur père depuis quelques années pour nous donner d’autres œuvres-jardins, tout en appréciant le savoir-faire enseigné par le maître : l’importance du jardinage, l’intuition du terrain, la rigueur et la compréhension de la nature à travers les saisons.

* Architecte de jardins, historien de l’art des jardins, membre d’EBTS France

Un jardin créé par Jacques Wirtz en Flandre
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Bravo pour l’hommage

3 weeks ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES Philippe et Ségolène Raynaud de Fitte Château de Montastruc 24520 Lamonzie-Montastruc Positionné sur un promontoire rocheux, le château de Montastruc est inscrit dans son intégralité au titre des Monuments Historiques.

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES

Philippe et Ségolène Raynaud de Fitte
Château de Montastruc
24520 Lamonzie-Montastruc

Positionné sur un promontoire rocheux, le château de Montastruc est inscrit dans son intégralité au titre des Monuments Historiques.
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Tout pour plaire, Mon tas de trucs, c'est de trôner au milieu d'un parc arborer de 4ha dans une région ou la culture et l'art de la table ne sont pas de reste.🙂

3 weeks ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES M. Erik Grunelius - Château de Kolbsheim Jardin Remarquable Le château de Kolbsheim a été construit vers 1703. Les jardins à la française en terrasses et le parc paysager le long du Canal de la Bruche ont été créés à partir des années 1920. Lensemble est le témoignage de laventure spirituelle des Grunelius, liés au philosophe Jacques Maritain.

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES
M. Erik Grunelius - Château de Kolbsheim
Jardin Remarquable

Le château de Kolbsheim a été construit vers 1703.
Les jardins à la française en terrasses et le parc paysager le long du Canal de la Bruche ont été créés à partir des années 1920. L'ensemble est le témoignage de l'aventure spirituelle des Grunelius, liés au philosophe Jacques Maritain.
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3 weeks ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES M. Cyril Wolkonsky Château de Soquence 76113 Sahurs Parc boisé redessiné en 1840, autour dune demeure des XVIème et XVIIème siècles dominant la Seine, jardins en terrasse en cours de restauration.

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M. Cyril Wolkonsky
Château de Soquence
76113 Sahurs

Parc boisé redessiné en 1840, autour d'une demeure des XVIème et XVIIème siècles dominant la Seine, jardins en terrasse en cours de restauration.
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Quel plaisir d’apprendre que nous pourrons nous rencontrer à nouveau !

3 weeks ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES M. et Mme Monnier Wistrom Les nouveaux propriétaires du château de Boutemont, Grand Prix EBTS France des jardins 2016 - Jardin Remarquable 14100 Ouilly le Vicomte

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES
M. et Mme Monnier Wistrom
Les nouveaux propriétaires du château de Boutemont, Grand Prix EBTS France des jardins 2016 - Jardin Remarquable
14100 Ouilly le Vicomte
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If fallait pas hésiter un instant de devenir membre, autant de charmes que de moments de bonheurs à parcourir le jardin de topiaires. Une magnifique propriété, bravo!

Bienvenue dans cette merveilleuse association !

3 weeks ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES Coco Miles Manoir de la Couture 37420 Huismes

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES
Coco Miles
Manoir de la Couture
37420 Huismes
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Les rives de la Loire sont remplies de bonnes surprises. Depuis des Miles à la ronde, beaucoup de monde viendra, pour Miles raisons, au Manoir de la Couture, de la Haute Sculpture, admirer les "rockCoco topiary" d'une artiste gracieuse, délicate, d'un gout pour le raffiné, l'élégant et le galant de la nature. Congratulations!🙂

3 weeks ago
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3 weeks ago
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BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES Le Château de Poncé Château de style Renaissance construit vers 1542 et situé sur la commune de Poncé-sur-le-Loir. Jardin Remarquable. Adresse : 8 Rue des Coteaux, 72340 Loir en Vallée

BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES

Le Château de Poncé
Château de style Renaissance construit vers 1542 et situé sur la commune de Poncé-sur-le-Loir. Jardin Remarquable.
Adresse : 8 Rue des Coteaux, 72340 Loir en Vallée
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3 weeks ago
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HIER, DANS NICE MATIN Le château Diter est membre dEBTS France

HIER, DANS NICE MATIN
Le château Diter est membre d'EBTS France
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4 weeks ago
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VIVE LE BUIS

VIVE LE BUISCOLLECTION DE BUIS
EBTS FRANCE/VILLE DU TOUQUET-PARIS-PLAGE

DOTATIONS
Selon les dispositions de la 9e édition de l’International Code of Nomenclature for Cultived Plants (ICNCP) publiée en 2016, la liste identifie tous les cultivars et hybrides de Buxus sous le nom le plus ancien trouvé en littérature. Ils sont nombreux à avoir été acceptés et documentés et figurent en caractères gras. Quant aux noms des cultivars mal documentés qui proviennent souvent d’inventaires ou de catalogues, ils figurent en caractères normaux, tout comme certains synonymes et leur nom botanique ou de cultivar s’ils sont mal connus. Tous les noms botaniques sont en caractères gras en italique. Plus d’informations dans le Manuel du Buis (voir boutique du site france.ebts.org)

CHATEAU DE CONTEVAL
Jardin Remarquable
Hauts de France
DE 2010 A 2020

Buxus sempervirens L. Species Plantarium 983.1753
‘Arabeske’ ‘Arborescens’ ‘Aristocrat’ ‘Aurea’ ‘Aurea Pendula’ ‘Balder’ ‘Belleville’
‘Blauer Heinz’ ‘Butterworth’ ‘Decussata’ ‘Elegantissima’ ‘Emir’ ‘Grand Rapids’
‘Glauca’ ‘Hardwickensis’ ‘Holland’ ‘Ingrid’ ‘Joe Gable’ ‘Karmen’ ‘King Midas’
‘Latifolia Maculata’ ‘Latifolia’ ‘Marginata’ ‘Newport Blue’ ‘Obelisk’ ‘Ornament’
‘Pendula’ ‘Pullman’ ‘Pyramidalis’ ‘Ste. Genevieve’ ‘Suffruticosa’ ‘Variegata’
‘Varifolia’

Buxus sinica (Rehd. & Wils.) Cheng var. insularis (Nakai)
‘Tide Hill’

Buxus
‘Green Gem’ ‘Green Mound’ ‘Green Mountain’ ‘Green Velvet’

Buxus macrophylla

CHÂTEAU DE LA BALLUE
Jardin Remarquable
Bretagne
Vendredi 9 septembre 2017
Lors de la présentation à la presse du Manuel du Buis

Buxus sempervirens Species Plantarium 983.1753
‘Denmark’ ‘Aristocrat’ ‘Butterworth’ ‘Emir’ ‘Arabeske’ ‘Ingrid’ ‘Pullman’ ‘Compacta’
‘Planifolia’

Buxus sinica (Rehd. & Wils.) Cheng var. insularis (Nakai)
‘Tide Hill’

JARDINS DE VALLOIRES
Jardin Remarquable
Hauts de France
24 novembre 2020

Buxus sempervirens L. Species Plantarium 983.1753
‘Arborescens’ ‘Aurea’ Aurea Pendula’ ‘Belleville’ ‘Berlin’ ‘Broman’ ‘Decussata’ ‘Fastigiata’ ‘Fleur de Lys’ ‘Joe Gable’ ‘Handsworthiensis’ ‘Holland’ ‘Ipek’ ‘Karmen’ ‘Latifolia Maculata’ ‘Mary Gamble’ ‘Myosotidifolia’ ‘Nish’ ‘USNA’ ‘Ornament’ ‘Pendula Parasol’ ‘Planifolia ‘Prostrata’ ‘Pullman’ ‘Salicifolia Elata’ ‘Sentinelle’ ‘Suffruticosa’ ‘Vardar Valley’ ‘Variegata’ ‘Varifolia’ ‘Welleri’ ‘West Ridgeway’ ‘Woodland’
Buxus sinica (Rehd. & Wils.) Cheng var. insularis (Nakai)
‘Filigree’ ‘Tide Hill’
Buxus microphylla Sieb & Zucc. var japonica (Muell.)
= B. sempervirens
‘Morris Dwarf’ ‘National’ ‘Sempervirens’
Buxus
‘ Green Mound’ ‘Green Velvet’
Note : Liste vérifiée et validée par Lynn R. Batdorf, autorité mondiale des buis, le 4 décembre 2021

EN PREVISION
CHATEAU ROSA BONHEUR
Lauréat du loto du Patrimoine
Ile de France
50 variétés
AVRIL 2021
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On pourrait se croire au jardin d'Etretat🙂

Dédale de buis 24340 Les Graulges

4 weeks ago
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15ème ANNIVERSAIRE D’EBTS FRANCE
SUR LES PAS DE DIANE DE POITIERS
DU 12 AU 14 OCTOBRE 2018
Voyage organisé par Hubert de Cerval et Patrick Salembier

Le compte-rendu par Marguerite de Cerval

Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois

Diane de Poitiers nous mènera en ce début d’automne dans ses différentes demeures et celles qu’elle a probablement connues. Quel serait notre meilleur guide en cette région si ce n’est cette femme d’une grande beauté, maîtresse du roi Henri II, de 20 ans son aînée (rien de nouveau sous le soleil…), personnage emblématique de la vie de cour joyeuse et raffinée au XVIème siècle. Le roi la fait duchesse de Valentinois et lui offre le château de Chenonceau, un paradis pour les fêtes (bonne idée : nous y fêterons les 15 ans d’EBTS France !) puis elle habitera Cheverny, le temps de surveiller les travaux de son château de Chaumont-sur-Loire lorsqu’elle se voit obligée de quitter Chenonceau.

CHEVERNY « le Palais enchanté », selon l’expression de la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV qui venait y festoyer volontiers. Edifié sous sa forme actuelle entre 1624 et 1640 pour remplacer le château construit vers 1510 par la famille Hurault, c’est un chef-d’œuvre illustrant l’incessante influence italienne en Val de Loire. Nous admirons l’escalier de pierre, finement sculpté qui nous mène au deuxième étage. La vue s’étend alors sur le nouveau Jardin des Apprentis créé en 2006 sur l’emplacement d’un ancien jardin « à la française », trait d’union entre le Château et l’orangerie. La paysagiste Magali Fuchs a conçu un espace d’allure contemporaine, échappant à une définition stricte en terme de style, intéressant dans l’emploi d’essences inhabituelles : Deutzia taillés en sphères, Malus d’ornement taillés en pyramides, bambous nains en bordures, Filaires taillés en cubes, allée de Salix rosmarinifolia et houx panachés en alternance…Quelques lignes ondulées de graminées, de Perovskia et de haies de charmes viennent adoucir la rigueur de l’axe central. Le jardin potager, situé entre les communs et les chenils, a été réactualisé, mêlant l’esthétique d’objets posés et autres cucurbitacées. Le touriste y est attendu…

Jardin des Apprentis à Cheverny

CHAUMONT-SUR-LOIRE , le parc d’Henri Duchêne et le Centre d’Arts et de la Nature.
Diane de Poitiers termine la construction de ce château commencé au XVème siècle par la puissante famille d’Amboise, et l’édifice gardera sa forme générale jusqu’à nos jours. Elle magnifie le châtelet d’entrée et sème ses emblèmes un peu partout ( « D » entrelacés, croissants de lune, attributs de chasse divers). Autrefois stratégique et aujourd’hui voué au prestige de la Région Centre qui l’a acquis en 2007, Chaumont domine la Loire de toute sa blancheur. Il présente l’avantage pour les jardiniers que nous sommes de montrer la face traditionnelle du jardin paysager « à l’anglaise », avec ses allées curvilignes, tel que l’a conçue Henri Duchêne vers 1880 et, d’autre part, de servir d’écrin au Centre d’Arts et de la Nature. Création contemporaine et cadre Monument Historique font très bon ménage. Le « Festival International des Jardins » propose cette année 36 créations sur le thème « Les jardins de la Pensée ». Espaces réduits dans lequel chaque paysagiste aménage sa création jardinière. Inspirés par la poésie, la méditation, l’esthétique pure : ça décoiffe…. Nous retiendrons aussi les installations réalisées dans le Parc Duchêne et dans les Ecuries. Dans l’ancien manège, Le nid des Murmures, de Stéphane Guiran est une accumulation de 5000 fleurs de quartz qui évoluent en lumière et musique. Etonnant ! Ce bain de créativité rafraîchissant nous enchante.

Chaumont-sur-Loire

VILLANDRY ou l’esprit « Renaissance » . Diane de Poitiers, notre guide, a probablement connu ce château, tant il est voisin des demeures royales : Langeais, Luynes…Il est comparable à Azay-le Rideau, tout proche, construit à peu près en même temps par un proche du pouvoir royal. On peut distinguer trois temps à Villandry : celui de Jean Le Breton, ministre des finances de François 1er, qui construit et entoure déjà l’édifice de parterres. Le Comte de Castellane, ancien ambassadeur à Constantinople qui, au milieu du XVIIIème, agrandit le domaine et aménage les jardins dans le goût de son temps : miroir d’eau (toujours existant), parterres, terrasses et dépendances néoclassiques (où nous déjeunâmes). Joachim et Ann Carvallo à partir de 1906 s’appliquent à redonner à Villandry son aspect Renaissance, dans le château comme dans les jardins. On revient donc au plan des anciennes terrasses et on crée de nouveaux jardins sur trois niveaux, avec l’essence venue d’Italie au XVIeme siècle : le BUIS ! Tapisseries végétales, potager décoratif s’ensuivent, inspirés de l’ouvrage d’Androuet du Cerceau Les Plus Excellents bâtiments de France, 1576 ou réinventés : l’artiste et paysagiste espagnol Javier de Winthuysen y Losada, crée le « salon des Croix » et celui de l’Amour. Joachim lui-même crée le « salon de la Musique ». Aujourd’hui, la génération agissante, celle d’Henri Carvallo qui nous a si cordialement reçus, a vu composer le jardin des Simples dans les années 70 et a présidé en 2008 à celle du « jardin du Soleil », inspiré d’un dessin de Joachim. Louis Benech est intervenu dans cette dernière réalisation et l’on reconnaît sa manière : graminées à foison et savant désordre de végétaux. « J’aime l’idée d’un désordre encadré dans quelque chose de structuré », dit-il. On imagine les soins constants dévolus au potager : taille, deux plantations annuelles, pratiques « bio » grandes consommatrices de main d’œuvre… Petit secret : pour obtenir une variété de buis résistante aux maladies, on utilise l’hybride Buxus microphylla ‘Faulkner’. A bons entendeurs, salut !

Le potager et la première terrasse de Villandry

LA PAGODE , « Folie » du duc de Choiseul en son Domaine de CHANTELOUP. Lancée en 1775 sur 7 étages et 44 mètres de haut, elle a échappé à la destruction (pendant la Révolution) du parc et du château conçus par l’architecte Le Camus. Inattendue, démesurée, exotique, gracile et harmonieuse, la Pagode est le témoin d’un grand moment d’hésitation entre jardin à la française aux axes rigoureux et la mode des jardins anglo-chinois dont l’aspect est voulu plus « naturel ». Edouard André, le célèbre paysagiste fut le sauveur de la Pagode, ses successeurs sont à la tâche, dont Thierry André qui nous a reçus fort chaleureusement.

La Pagode de Chanteloup

CHENONCEAU et le jardin « En hommage à Russell Page » La sublissime Diane de Poitiers, nous précède dans ce lieu mythique dont nous parcourons les salles en musique et nuitamment. Le Primatice, Rubens, Rigaud, Van Dyck nous accompagnent. Château illuminé et enchanté, clair de lune inoubliable. On aurait bien pu s’arrêter là… mais non ! Chenonceau nous appartenait ce soir-là. Nous dînâmes donc puis, faut-il vous l’avouer ?..nous dansâmes sous la lune sur des airs de Jazz du Groupe Swing-Note... Ambiance à couper le souffle, ce qui prouve que nous en avions encore !
Dans l’après-midi Nicholas Tomlan, directeur botanique du château, ancien manager botaniste à Longwood Gardens, nous avait fait les honneurs de sa réalisation. Sur une idée de Laure Menier qui a retrouvé dans ses archives familiales les croquis demandés à Russell Page dans les années 50. Inauguré très récemment, le jardin est clos de murs, de dimensions conviviales, humain. C’est tout Russell Page. L’eau, présente au centre dans un bassin. Muret et marches structurent un espace bordé de « mixed-borders ». Nicholas Tomlan a souhaité reproduire fidèlement le projet du grand paysagiste et il a réussi à l’enrichir par un patient travail de recherche, pour s’imprégner de l’esprit du maître. Certaines variétés de plantes indiquées dans le croquis de Russell Page ont été retrouvées. Un saule, à la ramure protectrice était là. Il y est resté. Des sculptures de François-Xavier Lalanne viennent embellir l’espace.

Nicholas Tomlan

Nous avons bien sûr parcouru aussi les jardins de Diane de Poitiers, ouverts sur la façade Est du château, dont les terrasses sont surélevées au-dessus du Cher. Si la structure date de la Renaissance, le dessin actuel a été imaginé par Achille Duchêne : huit grands triangles de pelouse décorés de volutes de santolines (un peu fatiguées par les canicules estivales ?) La promenade dominant le parterre est unique… Côté ouest du château, rosiers tiges et lavandes, graminées en feux d’artifices bordent un dessin régulier autour d’un bassin central. Puis le labyrinthe d’if, le potager des fleurs avec sa collection de quatre cents rosiers. Vu sous le soleil, puis sous la lune, Chenonceau est émouvant par son authenticité. Il pourrait recevoir le grand prix de la créativité grâce au dernier épisode en date, à savoir l’hommage à Russell Page. Mais tenir le rythme depuis la Renaissance, c’est une jolie prouesse, n’est-ce-pas ?

LE CHÂTEAU DE VALENÇAY, la prestigieuse résidence de Talleyrand Charmante, Sylvie Giroux ! Elle est la Conservatrice très active de ce lieu princier : restauration de l’édifice, nouvelles salles ouvertes chaque année… Elle nous fait découvrir un petit bijou : le théâtre avec ses décors datant du 1er Empire. On a du mal à ne pas s’y croire ! Du vaste domaine de 53 hectares, nous verrons le jardin français réalisé par les André, père (né à Bourges, tout près) et fils en 1906. La « grande perspective » sur le parterre de l’aile ouest a été revue et corrigée par une jeune paysagiste originaire de la région, Noémie Malet qui s’est attachée, en s’inspirant d’un plan de 1705, à réinterpréter cet espace de manière plus contemporaine en une succession de jardins réguliers. S’il n’est pas encore complètement mature, ce nouveau jardin planté en 2016 montre l’intérêt qui est porté à l’entourage paysager des grands fleurons de l’architecture française. Comme pour le jardin Russell Page à Chenonceau, la tendance consiste à marquer notre époque avec des créations jardinières contemporaines. L’art des jardins ne passera jamais…

Valençay, jardin dessiné par Edouard André, père son fils René-Edouard

LE CHÂTEAU DE BOUGES, inspiré du petit Trianon est une construction à l’italienne néo-classique qui a appartenu quelques années à Talleyrand. Aujourd’hui ce sont le Centre des Monuments Nationaux et Jean-Luc Meslet, le Conservateur du lieu, qui sauvegardent le jardin régulier de buis et d’ifs tel qu’il a été conçu par Achille Duchêne en 1909, lequel a aussi aménagé le parc à l’anglaise arboré autour d'un étang, tout en élégance. Le jardin de fleurs pose une touche délicate, un département clos de murs, à l’opposé des vertes compositions « à la Duchêne » ouvrant sur le paysage.

POULAINES, un manoir de plaisance entouré d’un jardin et d’un arboretum contemporains

Le ravissant édifice transformé en maison de plaisance au XVIème siècle est situé au centre d’un ensemble mené par Valérie Esnault depuis maintenant 27 ans. Nous partons à la découverte, de surprise en surprise dans les jardins successifs qu’elle a créés au fil du temps comme autant d’étapes compartimentées. L’entrée se fait par l’ancienne métairie qui masque l’étendue et la grande diversité de l’ensemble. Nous progressons à travers le jardin bouquetier, le sous-bois, la roseraie puis six chambres de verdure autour d’un axe principal souligné par un chemin d’eau. C’est un jardin attachant car très personnel, ne se réclamant d’aucune obédience paysagère. Néanmoins, pour l’arboretum (300 espèces différentes !), Valérie a fait appel aux grands professionnels que sont la pépinière Adeline, dans le Cher et Christian Coureau, concepteur de jardins dans la Drôme. C’est lui qui a taillé en nuage les buis centenaires et contribué à la création du jardin de bambous, avec son monticule-mirador d’où l’on peut admirer couleurs et textures arborées

Laissons à Alain Soulier, des Jardins Remarquable de la Ferme Bleue, en Alsace, le mot de la fin : « Etape ultime, dernier jardin et pas le moindre. Finis les splendeurs, fastes royaux et princiers. Autre chose de tout à fait séduisant, à l’image de sa créatrice, se présente à nous : un jardin en perpétuel devenir. Jardin d’aujourd’hui aux multiples facettes. Chaque pas vous mène à une autre scène totalement imprévisible, spacieuse elle aussi, jusqu’au bois qui n’en finit pas de ses nouveautés. Intérieur du manoir de la même eau, d’un goût exquis où notre hôtesse, la créatrice, nous accueille pour un dernier rafraîchissement. Tout est beau, grâce et amitié. Apothéose pour ces trois jours de fête. Sur le perron aura lieu la photo de famille. Smile et clap de fin. »

IMPRESSIONS DE VOYAGE
LES BONNES ADRESSES D’EBTS FRANCE
HÔTELS
LE CHÂTEAU DE CHISSAY

1-3 Place Paul Boncour, 41400 Chissay-en-Touraine

Téléphone 02 54 32 32 01 – www.chateaudedechissay.com
L’hôtel est installé dans un château à tourelles du XVe siècle qui surplombe le Cher.

Les chambres et les suites aménagées dans le château et les communs sont toutes de style différent mais il faut bien le dire de confort inégal. On y trouve deux suites très originales : l’une est troglodyte, et dans l'autre qui est située dans une tourelle, la salle de bain dispose d’un sol vitré qui surplombe la chambre (Pour le fun !) et d’un plafond également en verre qui permet de voir la charpente.

Une bonne cuisine régionale mais légère est servie dans la salle de restaurant de style gothique. Excellents petits déjeuners.
Prix très correct, personnel sympa et professionnel. Une excellente adresse à conseiller à environ 6 kms du château de Chenonceau !
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1 month ago
EBTS France

VOUS POUVEZ TOUJOURS COMMANDER LE MANUEL DU BUIS
SUR INTERNET :
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LA BALLUE
PRESENTATION A LA PRESSE DU MANUEL DU BUIS
SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2017

De gauche à droite et de haut en bas :
Aude K. Charie de profil avec Bénédicte Boudassou, journaliste
Martine Higonnet, traductrice du Manuel du Buis, – Marie-Françoise Mathon, propriétaire de la Ballue et Lynn R. Batdorf, spécialiste mondial du Buis, auteur du Manuel du Buis
Les journalistes qui ont répondu à l’invitation d’Aude K. Charie, notre relais amical en communication presse.
Ouest France, Lucien Jedwab Le Monde,
Yael Haddad - Lien Horticole - Paysage Actualités, AJJH
Benedicte Boudassou - Extérieurs Design - AJJH, revue de l'UNEP, Maison et Travaux ...,
Mylène Sultan - journaliste jardin et patrimoine (Ex L'Express - Point de Vue...), fondatrice de MIRABILIBUS, agence de voyages culturels patrimoine et jardins

LE MANUEL DU BUIS : UN OUVRAGE INDISPENSABLE RECOMMANDE PAR JOËL COTTIN ET LES JARDINIERS DE VERSAILLES
Le buis est un arbuste familier à travers les Etats-Unis et l'Europe mais il demeure partiellement incompris à ce jour. Les jardiniers le connaissent de réputation mais peinent à identifier ses 300 cultivars ou à expliquer comment le cultiver. Les professionnels de l'horticulture sont à la recherche de savoirs pointus et précis avant de prendre une décision à son égard. Cet ouvrage s'adresse à chacun d'eux. Il fournit des renseignements pratiques, techniques et autorisés sur la culture du buis, sous une forme facilement lisible et utilisable, complétée par 90 photos en couleur. Il décrit ce qu'il faut savoir pour convenablement sélectionner et multiplier les buis, contrôler leurs parasites et maladies et, plus particulièrement, leur apporter les soins appropriés

AUTEUR : LYNN R. BATDORF – CURATEUR MONDIAL DES BUIS – MEMBRE D’HONNEUR D’EBTS FRANCE
TRADUCTRICE : MARTINE HIGONNET – DELEGUEE EBTS FRANCE
EDITEUR : EBTS FRANCE
COMMUNICATION PRESSE : AUDE K. CHARIE

OU TROUVER LE MANUEL DU BUIS :
Dans les boutiques des Jardins de :
Château et Jardins de la Ballue
Domaine de Poulaines
Jardin des Ifs à Gerberoy
Château de Chenonceau
Jardins de Marqueyssac
Jardins de la Ferme du Mont des Récollets
Château de Barbirey
Château de Valençay
Jardins de Valloires

Maison de la Presse du Touquet-Paris-Plage
Librairie Martelle à Amiens
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1 month ago
EBTS France

Le comte de Choulot, le légitimiste qui devint l'un des
Grands Paysagistes du XIXème...

Le Comte de Choulot est sans conteste un des grands paysagistes du XIXe siècle. Longtemps oublié, les amateurs commencent à bien le connaitre grâce à l’action d’associations* et de propriétaires passionnés qui restaurent et font découvrir leurs parcs.

Paul de Lavenne Comte de Choulot (collection famille de Choulot)
Paul Bernard de Lavenne nait à Nevers le 31 janvier 1794. À vingt ans, il devient garde du corps du roi Louis XVIII avec le rang de lieutenant de cavalerie, fonction qu’il exerce presque jusqu’à la mort du souverain en 1824 et qui lui vaut le titre de comte de Choulot.

Il est gentilhomme de la Chambre du duc de Bourbon à l’avènement de Charles X et sera le dernier Capitaine général des chasses de Chantilly.

Choulot sera le dernier Capitaine général de chasses de Chantilly (collection famille de Choulot)

La Révolution de 1830 le jette dans l’opposition et la clandestinité. Il assiste en 1832 la duchesse de Berry dans sa folle équipée. Après avoir été agent de liaison secret entre la duchesse et ses partisans ainsi qu’auprès de diverses cours d’Europe il décide à 40 ans de mettre tout son talent à créer des jardins et à tracer les plans que sa femme Elisabeth de Chabannes La Palice mettra en couleurs.
Elisabeth de Chabannes La Palice (collection famille de Choulot)

Choulot, s’il est bien un romantique n’en est pas moins réaliste et très moderne ; sa pensée et les fondements de sa nouvelle méthode sont écologiques et modernes. L’Art des Jardins qu’il écrit n’est pas un guide pratique mais la description presque philosophique des rapports que l’homme éclairé doit entretenir avec la nature pour réussir dans ses compositions paysagères. Il explique sa méthode par une suite d’expériences, de réflexions et d’analyses.

L’Art des Jardins défendu par Choulot est d’abord et avant tout le respect et la supériorité de la nature qu’il exalte, l’harmonie et l’unité des sites qu’il faut saisir, admirer et mettre en valeur.
« L’artiste doit étudier la nature. Le grandiose des scènes, l’effet des contrastes, les harmonies des végétaux avec les sites où ils croissent, le soleil versant par masse l’ombre et la lumière, ou filtrant en gerbes de feu à travers les troncs séculaires de forêts ; les milles rapports qui unissent les cieux la terre et les eaux; tout, dans cette étude, qui est en même temps l’invocation du génie au Créateur des harmonies de l’univers, tout, dis-je, contribuera à étendre les vues de l’artiste à grandir sa pensée et à ennoblir ses travaux ».

Il veut créer des parcs reliés intimement aux campagnes ; ils doivent être beaux à la fois de l'intérieur, pour les propriétaires et de l'extérieur, pour les promeneurs. Le rapport du promeneur au parc change en permanence avec son déplacement, avec les lumières, avec les saisons.

« Il ne suffit pas de dessiner un parc, mais il faut le peindre, il faut composer des tableaux »

Pour lui la plupart des paysagistes de son temps sont de simples jardiniers et ne sont pas formés, le métier de créateur de jardins exige des connaissances multiples en agriculture, sciences, géographie, art et architecture. Le paysagiste doit avoir une réelle connaissance de l'art des jardins exercé dans d'autres pays. Pour réussir pleinement il lui faut avoir une relation intime avec la nature, et la maîtrise de la mise en scène paysagère : effets de contraste, ombre et lumière, associations végétales…
Plan du Folembray (collection famille de Choulot)

Si Choulot est prêt à effectuer des travaux considérables pour mettre en valeur un site il a aussi le plus grand respect pour les végétaux existant et ne procède à des abattages que si le projet l’exige.

Cherchant à tirer le meilleur parti de l’existant, ses interventions peuvent être parcimonieuses par économie et pour bénéficier de végétaux adultes. Il ne s’agit pas de dompter pas la nature mais de la modeler.

Les allées de forme courbe sont en nombre limité et l’arrivée sur la maison est toujours latérale. Lorsque la propriété est vue depuis l’entrée elle est rapidement occultée par des bosquets judicieusement placés. Le visiteur ne doit pas embrasser le parc du premier coup d’œil, il emprunte des allées où se succèderont ombres profondes et lumières vives, couleurs et volumes. Des lignes de fuites bien calculées font découvrir le parc sous de nouvelles facettes. Les allées cavalières du parc mènent toujours à des fabriques incitant à la promenade ; ce sont des bancs couvert, cabanes, calvaires, barrières, corbeilles de fleurs, ponts… que l’on retrouve disposés en cartouche sur les plans aquarellés.
Le croisement des lignes de fuites principales et secondaires sculpte avec précision les bosquets.
Analyse des lignes de fuites et des plans successifs d’un parc
Etude Benoit de Choulot

Les essences vernaculaires forment les masses de ces bosquets tandis que les lisières sont plantées d'essences plus exotiques (feuillus : sophora japonica, tulipier de Virginie, hêtre pourpre, chêne d'Amérique... et résineux : cèdre du Liban, cyprès chauve, pin noir d'Autriche, séquoia...), les sujets isolés sont d’essences « nobles » et rares, Choulot aime planter en cercle 6 à 10 beaux sujets qui à maturité donneront un effet « cathédrale ». Nous le voyons aujourd’hui dans quelques-uns de ces parcs et le résultat est très spectaculaire.

Les parcs sont des parcs agricoles et paysagers, leur fleurissement est restreint aux abords de l'habitation. Les potagers anciens des 17ème et 18ème souvent installés au pied de la maison sont déplacés près des communs. Dessinés sous des formes très originales ils se marient harmonieusement avec les éléments (cours d’eau, allées, bâtiments…).
Voici brossée à grand traits la vision de mon ancêtre, mais quelle attitude avoir aujourd’hui face à ces patrimoines que l’on souhaite restaurer, améliorer et sauvegarder ?

Reprendre en main un parc, que son créateur soit connu ou pas, est une affaire délicate.
Le matériel vivant qui le constitue est précieux et ne doit pas être maltraité, un état de ce patrimoine végétal doit être réalisé puis une lecture de son dessin général en se faisant aider si besoin par un spécialiste.

Même lorsque les archives à notre disposition permettent de tenter une restauration à l’identique, cela peut être une lourde erreur de ne pas tenir compte des contraintes actuelles qui sont bien différentes de celles du 19ème siècle. Ainsi certaines lignes de fuite fermées ne doivent pas être ré-ouvertes pour éviter la mise en valeur malheureuse de paysages dégradés…

Nous savons maintenant, par expérience, que les parcs Choulot qui n’ont pas bénéficié d’un entretien régulier se sont fondus dans la nature. Preuve s’il en est de la réussite de cette symbiose de la « partie » avec le « tout »

Pour restaurer ces parcs endormis (en l’absence de documents d’époque) il faut raisonner comme Choulot et suivre sa méthode… Avec de l’habitude on retrouve toujours l’esprit et les grands tracés, même si la lecture des bosquets et des lignes de fuite se sont brouillés.

Il ne faut pas non plus avoir peur de mettre sa « patte » … L’œuvre passée doit aussi devenir l’œuvre de son propriétaire. Pour exemple, il ne faut pas forcement épurer les parcs car l’expérience me montre que, si l’on en a les moyens, le mariage des formes régulières et graphiques des jardins réguliers avec celles très douces des parcs romantiques peut être une union heureuse qu’il ne faut pas écarter.

Aujourd’hui comme hier le médiocre reste l’ennemi du beau et ce sont les efforts mis en œuvre à moyen et long terme qui seront déterminants dans la stratégie à adopter pour réussir son parc.

Benoit de Choulot
Paysagiste
www.arborescences.fr
*Association des Parcs Choulot et Leurs Amis
10, route du Grand Pont - 78110 Le Vésinet.
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1 month ago
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George Harrison ready to work in his garden. -Matt- ... See MoreSee Less

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Aerial photo of George Harrison's Friar Park. -Matt- ... See MoreSee Less

1 month ago
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LES FRÈRES BÜHLER, VIRTUOSES DANS L’ART DU PAYSAGE

La signature d’Eugène Bühler dit « Le jeune » tandis que Denis signait « l’aîné ».

Deux architectes-paysagistes Denis et Eugène Bühler célèbres au XIXes ont exercé avec brio leur art en France entre1842 à 1907, de grands concepteurs paysagers de la dernière époque du style irrégulier des jardins en France.
Étonnamment, au XXème siècle, leur nom, leur histoire, la reconnaissance de leurs créations sont totalement tombés dans l’oubli.
Pourtant leur notoriété était exceptionnelle de leur temps.
« J’avais donné rendez-vous à M. Bühler le plus renommé alors parmi les dessinateurs de jardins » Comte de Lanjuinais Livre de raison Tome 2 (1872)
« Le talent des Bühler, les qualificatifs abondent pour inscrire les deux architectes paysagistes parmi l’élite de leur profession » (Michel Racine)
Leurs œuvres sont citées avec éloge.
Edouard André (1840-1911) lui-même et contemporain d’Eugène écrit dans son célèbre traité « L’art des Jardins : Traité général de la composition » (édité en 1879) « Ils dépassèrent, et de beaucoup, leurs contemporains. Des premiers ils raisonnèrent le tracé des allées dans les parcs et tracèrent des courbes harmonieuses se liant les unes aux autres sans se heurter jamais. Pour eux la forme d’une allée elle-même fut un ornement, une beauté ».
Outre-Manche, de leur temps ils sont considérés par les spécialistes anglais comme ayant crée un style qui leur est propre, un style français du parc paysager.

Eugène Bühler (1822-1907)

Denis(1811-1890) et Eugène (1822-1907) Bühler ne sont pas venus par hasard à l’art de créer des jardins. Ils débutent leur carrière dans la région parisienne, à Clamart, dans la pépinière de leur père qui décède en 1837. Denis reprend l’entreprise familiale
Denis a commencé très jeune à pratiquer le métier de jardinier, se passionnant pour les végétaux. Eugène fait des études plus poussées au collège Sainte Barbe puis aux pépinières du Potager du Roi à Versailles.
En 1840, Denis s’installe à Paris 8 boulevard du Jardin des Plantes comme « Dessinateur de jardins, pépiniériste ».
Eugène le rejoint, une fois ses études terminées. La création du parc de Kernevez à St Pol de Léon en 1842 est la première réalisation d’importance connue. Le parc de Valmirande de 40 ha à Montrejeau en Haute Garonne est la dernière création d’Eugène.
Ils se créent une clientèle fortunée dans le milieu protestant dont ils font partie, banquiers, industriels fortunés, comme l’imprimeur Oberthür.
Toutefois, dès 1840, ils obtiennent un contrat auprès de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest et d’Orléans. Ils ont pour mission de recomposer les parcs amputés par le passage de la ligne. Ils ont aussi l’avantage de voyager gratuitement, ce qui peut expliquer le nombre important de leurs réalisations dans des régions très excentrées : Bretagne, Touraine, Ille de France, Pays de La Loire, Région Centre et jusqu’au Midi.
En Aquitaine, les frères Bühler créent une trentaine de parcs, si bien qu’en 1882 à Saint Émilion ils acquièrent le Château de Ripeau dont ils aménagent le parc de vingt ha. Ils y séjournent en alternance avec Paris. Morts tous deux sans descendance, ils lèguent leurs biens au Consistoire de la Confession d’Augsbourg à Paris. Leur agence est vidée de leurs travaux ; il ne reste rien de leur carrière, les documents venus jusqu’à nous sont ceux qui sont conservés par les propriétaires ou recueillis dans les archives locales municipales ou départementales.
De plus, grâce à des commandes publiques ils sont les auteurs de grands parcs urbains de renom encore aujourd’hui (une quinzaine) avec des arbres exceptionnels de 150 ans et plus. La Promenade des Chartreux (1853) et le Parc de La Tête d’or à Lyon en 1856, le Parc du Thabor à Rennes en 1867, Le Plateau des Poètes à Béziers en 1867, Le Parc Bordelais à Bordeaux en 1884. Ces parcs doivent « offrir un espace naturel en pleine ville pour la contemplation et la promenade ».

Source : "Les Jardins publics en province : Espaces et politique au XIXe siècle",de Louis Michel Nourry, historien
Presses Universitaires de Rennes, 1995.

ÉMERGENCE
Beaucoup ont en mémoire la terrible tempête de 1987 en Bretagne. On peut se demander si cette destruction soudaine de milliers d’arbres n’a eu que des inconvénients. A posteriori, ce qui a été vécu comme une catastrophe a eu pour conséquence d’ouvrir les yeux sur des sites qui jusqu’alors n’étaient que côtoyés, de mobiliser les énergies pour sauver des parcs enfin reconnus comme patrimoniaux. Que faire pour redonner un sens à ces joyaux réduits à l’état d’amoncellements de troncs enchevêtrés ?
Avec le souhait de replanter leur parc à l’identique les propriétaires ont recherché les plans anciens qu’ils possédaient et ont tenté de connaître leurs créateurs. C’est ainsi que le nom de « Bühler » a pu se lire au bas de nombreux plans de parcs. La signature de l’un ou de l’autre des frères étant souvent apposée au bas de leur plan.

Cependant, les Bühler ont toujours travaillé ensemble, conjuguant leur talent à tel point qu’il est parfois difficile de dissocier leurs projets. Ils n’ont pas écrit de traités de jardins, ni fait de publications dans les nombreuses revues spécialisées de leur époque.

DES CONJONCTURES FAVORABLES
Parallèlement à leurs conceptions apparaissent Haussmann et Alphand qui mettent en place le programme des transformations de Paris, l’aménagement des jardins et squares, des parcs et des bois péri-urbains comme les bois de Boulogne et de Vincennes, le parc des Buttes Chaumont. Ces nouvelles promenades sont à l’initiative de Napoléon III soucieux de ce qui pouvait concourir à l’amélioration des conditions de vie des citadins et à la mise à disposition de « lieux de délassement et de récréation à toutes les familles, à tous les enfants » avec, en plus, une volonté d’embellissement.

Le style paysager atteint son apogée sous le Second-Empire, dans une recherche de l’ordre et de la méthode dans l’irrégularité ». Ernest de Ganay (1880-1963), historien des jardins.

Sous le vocable de « paysager » ou de « à l’anglaise » sont rassemblés en France, sans distinction tous les parcs de style irrégulier créés depuis la moitié du XVIII es jusqu’au début du XX es.
Or plusieurs styles se sont succédés : le parc pittoresque de 1750 à la Révolution, le parc romantique sous le Premier Empire et pendant la Restauration, puis vient un style propre à la France instillé par les nouveaux principes urbanistiques et hygiénistes, courant dont les Bühler sont les acteurs.

L’œuvre maîtresse des Bühler est le parc de la Tête d’Or à Lyon, de 105 ha, le plus grand parc public de France. Il a été pris en 1856 sur une immense zone marécageuse que les Bühler ont asséché, une tâche ardue pour réaliser un lac de 10 ha et édifier une digue de sept mètres de hauteur, afin d’arrêter les débordements du Rhône.
Ainsi les Bühler se révélèrent-ils dans nombre de leurs projets comme des aménageurs à l’échelle du territoire, en raison de l’importance des travaux de terrain où montagne artificielle et
lac et rivière serpentine sont exécutés, un travail digne d’un d’ingénieur autant que celui d’un architecte de jardin

LE RÉPERTOIRE BÜHLER

Sur site le principe de plantation que les Bühler adoptent tout au long de leur carrière sert de critère pour authentifier leur parc.
« Les Bühler procèdent par larges touches vigoureuses, parfois brutales, s’attachent surtout à l’ensemble, disposent de grandes masses d’arbres ».
Avec constance, pendant la soixantaine d’année où ils s’imposent par leur pratique, les Bühler n’ont pas modifié la façon de dessiner leurs plans, ni la façon de prescrire leurs plantations.
Ces plans aquarellés nous parlent, nous pouvons y lire des terrains accidentés, le modelage des sols, des courbes amples donnant l’illusion d’espaces très vastes.

Longua à Saint Médard de Mussudan – Exemple d’un projet Bühler qui a été réalisé en compensation du passage de la ligne de chemin de fer au fond du parc.

Pour mener à bien la création de leur projet, les Bühler produisent aussi un plan d’exécution dessiné avec une échelle précise, coté, annoté dans la marge avec des prescriptions techniques
particulières. L’état des lieux des éléments existants, conservés dans le futur aménagement sont reportés en fond de plan. Sont aussi indiqués le nivellement, l’assainissement, l’emplacement de chaque massif, de chaque arbre, numéroté avec sa correspondance sur une liste annexée de végétaux.
Les Bühler s’impliquent encore en bon gestionnaire des propriétés de leur client en adoptant le concept de parc paysager agricole où les terres de rapport font partie du parc.

De plus, la spécialité des Bühlers est d’être porteur du goût nouveau pour la plantation en masse d’essences exotiques. Ils connaissent les plantes nouvellement acclimatées, celles que l’on sait très récemment reproduire en grand nombre grâce aux progrès de l’horticulture avec l’introduction des grands Conifères américains comme les Sequoia, les Sapins, les Cyprès chauves, les magnolias importés d’Asie, non vus jusqu’alors.

Le château d’Abadia à Hendaye, épicentre d’un parc agricole paysager de 435 ha (créé entre 1850 et 1896). La végétation exotique à l’assaut des façades, comme annonce d’un parc d’acclimatation.

« L’étude des végétaux était la marotte de Bühler » écrit le paysagiste parisien Le Breton

Parc du château de St Privat-des-près (Propriété de Alain et Anne-Cécile Sourisseau, membres EBTS France)

Toutefois les Bühler préféraient jouer sur des oppositions de couleurs et de textures entre les feuillages pour créer des contrastes forts dans leurs mises en scènes paysagères

Le savoir-faire des Bühler réside aussi dans leur maîtrise « des groupements de plantations ».
Les Bühler ont pour constance de s’appuyer sur une conception précise et géométrique de l’espace, une architecture végétale qui caractérise chacun de leur parc d’une manière unique. Ils utilisent les végétaux comme un matériau de construction de l’espace en trois dimensions. Ils construisent en développant une hiérarchie végétale allant d’arbres isolés, en bouquet sur les prairies à des peuplements forestiers monospécifiques de Cèdres bleus, de Pins noirs ou de Chênes rouges d’Amérique …, jusqu’aux bosquets indispensables pour cloisonner les espaces. Dans ces bosquets les très grands arbres de haute futaie sont associés en massif. Ils sont noyés dans un sous-étage d’arbustes « toujours verts ». Des fonds de décor denses ou légers produisent des alternances d’écran et de transparence sur les lisières du parc, façon d’en effacer les limites réelles et de faire entrer par endroits le paysage environnant.

Le Parc de Grenade (1858) à Saint Selve (33). Contrastes de couleurs en automne installés par Bühler.

D’autre part, les Bühler instaurent une codification pour distancier leurs plantations : entre 3 m et 6 m pour les grands arbres de parcs disposés en massif, et de 8 à 15 m pour les arbres qui doivent former les groupes mis en vedette sur les pelouses.

Le plan de plantation aquarellé du Parc Bordelais par Eugène Bühler

Voici « les consignes de plantation ou de réalisation » extraites du cahier technique pour la création du Parc Bordelais :
« Les arbres seront plantés suivant les distances marquées au plan, et en évitant toujours de faire des lignes droites, ou régulièrement plantés en suivant les courbes des allées ou des massifs »
« Massifs d’arbres à hautes tiges avec remplissage d’arbustes dessous, avec aussi la mention « arbustes variés dessous » ou à garnir avec de gros arbustes.
ou bien
Planter dessous ces arbres à 1 m les uns des autres, bien mélangés des gros plants forestiers, on devra planter quelques arbustes variés sur le devant du massif »
ou encore
« Entre les arbres à hautes tiges, qui doivent former les massifs pour l’avenir, on devra, pour garnir pendant les 10 premières années, planter comme remplissage, des arbres de moyenne grandeur, destinés à disparaître à mesure que les arbres de fondation, prendront de la grandeur ».

Le château de Valmirande dans son écrin arboré, à Montrejeau en Haute-Garonne. 40 ha.

Des exemples d’essences de remplissage préconisées par E.Bühler : Alisier, Épine rose double,
Érable de Montpellier, Pavia, Érable negundo, Érable champêtre, Bois de Judée…
Cette façon précise et systématique d’organiser des structures végétales variées permet de composer des rythmes et de produire des ambiances particulières.

Massif en loupe de couleur dans l’ouvrage
Etudes sur l’architecture des jardins (1872)
par Jean Darcel, collaborateur d’Alphand
chef de service des promenades
et plantations de la ville de Paris
De nos jours dans le jardin anglais du Luxembourg,
le style loupe de couleurs perdure.

Inspiré par le même engouement pour les nouveautés végétales, le massif fleuri apparaît sous forme d’une loupe colorée. Le fleurissement se concentrait jusqu’alors sur les plates bandes incrustées dans les parterres. C’est à cette époque que l’on s’aperçoit que dans des formes circulaires ou elliptiques la couleur diffuse le mieux. Cette conception suit les principes de la célèbre «Théorie des couleurs » de Gœthe de 1810 puis par celle de la loi du « Contraste simultané des Couleurs » d’ Eugène Chevreul de 1839, reprise par les impressionnistes.

Tableau de 1892 de Camille Pissaro (1830 -1903).

MANIERE DE GROUPER LES VEGETAUX OU L’ART D’INVENTER LE PAYSAGE.

Pour les Bühler, les massifs de couleurs sont en forme d’île, des sortes de loupe de couleurs,
composées d’arbustes fleuris comme les hortensia, ou de feuillages caractéristiques ou colorés. Ces loupes sont disséminées dans le parc afin de créer d’énormes ponctuations colorées facilement repérables le long des allées. Ce sont autant d’appels visuels sur lesquels le regard peut se poser en premier lieu avant d’explorer le site au-delà.
Dans ce type de conception, le parc révèle l’univers d’une nature réinventée, idéalisée, présentée en une succession de tableaux invitant au parcours.

Françoise Phiquepal d'Arusmont, architecte-paysagiste
Historienne des Parcs Bühler
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