EBTS France

Comments Box SVG iconsUsed for the like, share, comment, and reaction icons
13 hours ago
Le comte de Choulot, le légitimiste qui devint l'un des
Grands Paysagistes du XIXème...

Le Comte de Choulot est sans conteste un des grands paysagistes du XIXe siècle. Longtemps oublié, les amateurs commencent à bien le connaitre grâce à l’action d’associations* et de propriétaires passionnés qui restaurent et font découvrir leurs parcs.

Paul de Lavenne Comte de Choulot (collection famille de Choulot)
Paul Bernard de Lavenne nait à Nevers le 31 janvier 1794. À vingt ans, il devient garde du corps du roi Louis XVIII avec le rang de lieutenant de cavalerie, fonction qu’il exerce presque jusqu’à la mort du souverain en 1824 et qui lui vaut le titre de comte de Choulot.

Il est gentilhomme de la Chambre du duc de Bourbon à l’avènement de Charles X et sera le dernier Capitaine général des chasses de Chantilly.

Choulot sera le dernier Capitaine général de chasses de Chantilly (collection famille de Choulot)

La Révolution de 1830 le jette dans l’opposition et la clandestinité. Il assiste en 1832 la duchesse de Berry dans sa folle équipée. Après avoir été agent de liaison secret entre la duchesse et ses partisans ainsi qu’auprès de diverses cours d’Europe il décide à 40 ans de mettre tout son talent à créer des jardins et à tracer les plans que sa femme Elisabeth de Chabannes La Palice mettra en couleurs.
Elisabeth de Chabannes La Palice (collection famille de Choulot)

Choulot, s’il est bien un romantique n’en est pas moins réaliste et très moderne ; sa pensée et les fondements de sa nouvelle méthode sont écologiques et modernes. L’Art des Jardins qu’il écrit n’est pas un guide pratique mais la description presque philosophique des rapports que l’homme éclairé doit entretenir avec la nature pour réussir dans ses compositions paysagères. Il explique sa méthode par une suite d’expériences, de réflexions et d’analyses.

L’Art des Jardins défendu par Choulot est d’abord et avant tout le respect et la supériorité de la nature qu’il exalte, l’harmonie et l’unité des sites qu’il faut saisir, admirer et mettre en valeur.
« L’artiste doit étudier la nature. Le grandiose des scènes, l’effet des contrastes, les harmonies des végétaux avec les sites où ils croissent, le soleil versant par masse l’ombre et la lumière, ou filtrant en gerbes de feu à travers les troncs séculaires de forêts ; les milles rapports qui unissent les cieux la terre et les eaux; tout, dans cette étude, qui est en même temps l’invocation du génie au Créateur des harmonies de l’univers, tout, dis-je, contribuera à étendre les vues de l’artiste à grandir sa pensée et à ennoblir ses travaux ».

Il veut créer des parcs reliés intimement aux campagnes ; ils doivent être beaux à la fois de l'intérieur, pour les propriétaires et de l'extérieur, pour les promeneurs. Le rapport du promeneur au parc change en permanence avec son déplacement, avec les lumières, avec les saisons.

« Il ne suffit pas de dessiner un parc, mais il faut le peindre, il faut composer des tableaux »

Pour lui la plupart des paysagistes de son temps sont de simples jardiniers et ne sont pas formés, le métier de créateur de jardins exige des connaissances multiples en agriculture, sciences, géographie, art et architecture. Le paysagiste doit avoir une réelle connaissance de l'art des jardins exercé dans d'autres pays. Pour réussir pleinement il lui faut avoir une relation intime avec la nature, et la maîtrise de la mise en scène paysagère : effets de contraste, ombre et lumière, associations végétales…
Plan du Folembray (collection famille de Choulot)

Si Choulot est prêt à effectuer des travaux considérables pour mettre en valeur un site il a aussi le plus grand respect pour les végétaux existant et ne procède à des abattages que si le projet l’exige.

Cherchant à tirer le meilleur parti de l’existant, ses interventions peuvent être parcimonieuses par économie et pour bénéficier de végétaux adultes. Il ne s’agit pas de dompter pas la nature mais de la modeler.

Les allées de forme courbe sont en nombre limité et l’arrivée sur la maison est toujours latérale. Lorsque la propriété est vue depuis l’entrée elle est rapidement occultée par des bosquets judicieusement placés. Le visiteur ne doit pas embrasser le parc du premier coup d’œil, il emprunte des allées où se succèderont ombres profondes et lumières vives, couleurs et volumes. Des lignes de fuites bien calculées font découvrir le parc sous de nouvelles facettes. Les allées cavalières du parc mènent toujours à des fabriques incitant à la promenade ; ce sont des bancs couvert, cabanes, calvaires, barrières, corbeilles de fleurs, ponts… que l’on retrouve disposés en cartouche sur les plans aquarellés.
Le croisement des lignes de fuites principales et secondaires sculpte avec précision les bosquets.
Analyse des lignes de fuites et des plans successifs d’un parc
Etude Benoit de Choulot

Les essences vernaculaires forment les masses de ces bosquets tandis que les lisières sont plantées d'essences plus exotiques (feuillus : sophora japonica, tulipier de Virginie, hêtre pourpre, chêne d'Amérique... et résineux : cèdre du Liban, cyprès chauve, pin noir d'Autriche, séquoia...), les sujets isolés sont d’essences « nobles » et rares, Choulot aime planter en cercle 6 à 10 beaux sujets qui à maturité donneront un effet « cathédrale ». Nous le voyons aujourd’hui dans quelques-uns de ces parcs et le résultat est très spectaculaire.

Les parcs sont des parcs agricoles et paysagers, leur fleurissement est restreint aux abords de l'habitation. Les potagers anciens des 17ème et 18ème souvent installés au pied de la maison sont déplacés près des communs. Dessinés sous des formes très originales ils se marient harmonieusement avec les éléments (cours d’eau, allées, bâtiments…).
Voici brossée à grand traits la vision de mon ancêtre, mais quelle attitude avoir aujourd’hui face à ces patrimoines que l’on souhaite restaurer, améliorer et sauvegarder ?

Reprendre en main un parc, que son créateur soit connu ou pas, est une affaire délicate.
Le matériel vivant qui le constitue est précieux et ne doit pas être maltraité, un état de ce patrimoine végétal doit être réalisé puis une lecture de son dessin général en se faisant aider si besoin par un spécialiste.

Même lorsque les archives à notre disposition permettent de tenter une restauration à l’identique, cela peut être une lourde erreur de ne pas tenir compte des contraintes actuelles qui sont bien différentes de celles du 19ème siècle. Ainsi certaines lignes de fuite fermées ne doivent pas être ré-ouvertes pour éviter la mise en valeur malheureuse de paysages dégradés…

Nous savons maintenant, par expérience, que les parcs Choulot qui n’ont pas bénéficié d’un entretien régulier se sont fondus dans la nature. Preuve s’il en est de la réussite de cette symbiose de la « partie » avec le « tout »

Pour restaurer ces parcs endormis (en l’absence de documents d’époque) il faut raisonner comme Choulot et suivre sa méthode… Avec de l’habitude on retrouve toujours l’esprit et les grands tracés, même si la lecture des bosquets et des lignes de fuite se sont brouillés.

Il ne faut pas non plus avoir peur de mettre sa « patte » … L’œuvre passée doit aussi devenir l’œuvre de son propriétaire. Pour exemple, il ne faut pas forcement épurer les parcs car l’expérience me montre que, si l’on en a les moyens, le mariage des formes régulières et graphiques des jardins réguliers avec celles très douces des parcs romantiques peut être une union heureuse qu’il ne faut pas écarter.

Aujourd’hui comme hier le médiocre reste l’ennemi du beau et ce sont les efforts mis en œuvre à moyen et long terme qui seront déterminants dans la stratégie à adopter pour réussir son parc.

Benoit de Choulot
Paysagiste
www.arborescences.fr
*Association des Parcs Choulot et Leurs Amis
10, route du Grand Pont - 78110 Le Vésinet.
... See MoreSee Less
3 days ago
George Harrison ready to work in his garden. -Matt- ... See MoreSee Less
5 days ago
Aerial photo of George Harrison's Friar Park. -Matt- ... See MoreSee Less
5 days ago
LES FRÈRES BÜHLER, VIRTUOSES DANS L’ART DU PAYSAGE

La signature d’Eugène Bühler dit « Le jeune » tandis que Denis signait « l’aîné ».

Deux architectes-paysagistes Denis et Eugène Bühler célèbres au XIXes ont exercé avec brio leur art en France entre1842 à 1907, de grands concepteurs paysagers de la dernière époque du style irrégulier des jardins en France.
Étonnamment, au XXème siècle, leur nom, leur histoire, la reconnaissance de leurs créations sont totalement tombés dans l’oubli.
Pourtant leur notoriété était exceptionnelle de leur temps.
« J’avais donné rendez-vous à M. Bühler le plus renommé alors parmi les dessinateurs de jardins » Comte de Lanjuinais Livre de raison Tome 2 (1872)
« Le talent des Bühler, les qualificatifs abondent pour inscrire les deux architectes paysagistes parmi l’élite de leur profession » (Michel Racine)
Leurs œuvres sont citées avec éloge.
Edouard André (1840-1911) lui-même et contemporain d’Eugène écrit dans son célèbre traité « L’art des Jardins : Traité général de la composition » (édité en 1879) « Ils dépassèrent, et de beaucoup, leurs contemporains. Des premiers ils raisonnèrent le tracé des allées dans les parcs et tracèrent des courbes harmonieuses se liant les unes aux autres sans se heurter jamais. Pour eux la forme d’une allée elle-même fut un ornement, une beauté ».
Outre-Manche, de leur temps ils sont considérés par les spécialistes anglais comme ayant crée un style qui leur est propre, un style français du parc paysager.

Eugène Bühler (1822-1907)

Denis(1811-1890) et Eugène (1822-1907) Bühler ne sont pas venus par hasard à l’art de créer des jardins. Ils débutent leur carrière dans la région parisienne, à Clamart, dans la pépinière de leur père qui décède en 1837. Denis reprend l’entreprise familiale
Denis a commencé très jeune à pratiquer le métier de jardinier, se passionnant pour les végétaux. Eugène fait des études plus poussées au collège Sainte Barbe puis aux pépinières du Potager du Roi à Versailles.
En 1840, Denis s’installe à Paris 8 boulevard du Jardin des Plantes comme « Dessinateur de jardins, pépiniériste ».
Eugène le rejoint, une fois ses études terminées. La création du parc de Kernevez à St Pol de Léon en 1842 est la première réalisation d’importance connue. Le parc de Valmirande de 40 ha à Montrejeau en Haute Garonne est la dernière création d’Eugène.
Ils se créent une clientèle fortunée dans le milieu protestant dont ils font partie, banquiers, industriels fortunés, comme l’imprimeur Oberthür.
Toutefois, dès 1840, ils obtiennent un contrat auprès de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest et d’Orléans. Ils ont pour mission de recomposer les parcs amputés par le passage de la ligne. Ils ont aussi l’avantage de voyager gratuitement, ce qui peut expliquer le nombre important de leurs réalisations dans des régions très excentrées : Bretagne, Touraine, Ille de France, Pays de La Loire, Région Centre et jusqu’au Midi.
En Aquitaine, les frères Bühler créent une trentaine de parcs, si bien qu’en 1882 à Saint Émilion ils acquièrent le Château de Ripeau dont ils aménagent le parc de vingt ha. Ils y séjournent en alternance avec Paris. Morts tous deux sans descendance, ils lèguent leurs biens au Consistoire de la Confession d’Augsbourg à Paris. Leur agence est vidée de leurs travaux ; il ne reste rien de leur carrière, les documents venus jusqu’à nous sont ceux qui sont conservés par les propriétaires ou recueillis dans les archives locales municipales ou départementales.
De plus, grâce à des commandes publiques ils sont les auteurs de grands parcs urbains de renom encore aujourd’hui (une quinzaine) avec des arbres exceptionnels de 150 ans et plus. La Promenade des Chartreux (1853) et le Parc de La Tête d’or à Lyon en 1856, le Parc du Thabor à Rennes en 1867, Le Plateau des Poètes à Béziers en 1867, Le Parc Bordelais à Bordeaux en 1884. Ces parcs doivent « offrir un espace naturel en pleine ville pour la contemplation et la promenade ».

Source : "Les Jardins publics en province : Espaces et politique au XIXe siècle",de Louis Michel Nourry, historien
Presses Universitaires de Rennes, 1995.

ÉMERGENCE
Beaucoup ont en mémoire la terrible tempête de 1987 en Bretagne. On peut se demander si cette destruction soudaine de milliers d’arbres n’a eu que des inconvénients. A posteriori, ce qui a été vécu comme une catastrophe a eu pour conséquence d’ouvrir les yeux sur des sites qui jusqu’alors n’étaient que côtoyés, de mobiliser les énergies pour sauver des parcs enfin reconnus comme patrimoniaux. Que faire pour redonner un sens à ces joyaux réduits à l’état d’amoncellements de troncs enchevêtrés ?
Avec le souhait de replanter leur parc à l’identique les propriétaires ont recherché les plans anciens qu’ils possédaient et ont tenté de connaître leurs créateurs. C’est ainsi que le nom de « Bühler » a pu se lire au bas de nombreux plans de parcs. La signature de l’un ou de l’autre des frères étant souvent apposée au bas de leur plan.

Cependant, les Bühler ont toujours travaillé ensemble, conjuguant leur talent à tel point qu’il est parfois difficile de dissocier leurs projets. Ils n’ont pas écrit de traités de jardins, ni fait de publications dans les nombreuses revues spécialisées de leur époque.

DES CONJONCTURES FAVORABLES
Parallèlement à leurs conceptions apparaissent Haussmann et Alphand qui mettent en place le programme des transformations de Paris, l’aménagement des jardins et squares, des parcs et des bois péri-urbains comme les bois de Boulogne et de Vincennes, le parc des Buttes Chaumont. Ces nouvelles promenades sont à l’initiative de Napoléon III soucieux de ce qui pouvait concourir à l’amélioration des conditions de vie des citadins et à la mise à disposition de « lieux de délassement et de récréation à toutes les familles, à tous les enfants » avec, en plus, une volonté d’embellissement.

Le style paysager atteint son apogée sous le Second-Empire, dans une recherche de l’ordre et de la méthode dans l’irrégularité ». Ernest de Ganay (1880-1963), historien des jardins.

Sous le vocable de « paysager » ou de « à l’anglaise » sont rassemblés en France, sans distinction tous les parcs de style irrégulier créés depuis la moitié du XVIII es jusqu’au début du XX es.
Or plusieurs styles se sont succédés : le parc pittoresque de 1750 à la Révolution, le parc romantique sous le Premier Empire et pendant la Restauration, puis vient un style propre à la France instillé par les nouveaux principes urbanistiques et hygiénistes, courant dont les Bühler sont les acteurs.

L’œuvre maîtresse des Bühler est le parc de la Tête d’Or à Lyon, de 105 ha, le plus grand parc public de France. Il a été pris en 1856 sur une immense zone marécageuse que les Bühler ont asséché, une tâche ardue pour réaliser un lac de 10 ha et édifier une digue de sept mètres de hauteur, afin d’arrêter les débordements du Rhône.
Ainsi les Bühler se révélèrent-ils dans nombre de leurs projets comme des aménageurs à l’échelle du territoire, en raison de l’importance des travaux de terrain où montagne artificielle et
lac et rivière serpentine sont exécutés, un travail digne d’un d’ingénieur autant que celui d’un architecte de jardin

LE RÉPERTOIRE BÜHLER

Sur site le principe de plantation que les Bühler adoptent tout au long de leur carrière sert de critère pour authentifier leur parc.
« Les Bühler procèdent par larges touches vigoureuses, parfois brutales, s’attachent surtout à l’ensemble, disposent de grandes masses d’arbres ».
Avec constance, pendant la soixantaine d’année où ils s’imposent par leur pratique, les Bühler n’ont pas modifié la façon de dessiner leurs plans, ni la façon de prescrire leurs plantations.
Ces plans aquarellés nous parlent, nous pouvons y lire des terrains accidentés, le modelage des sols, des courbes amples donnant l’illusion d’espaces très vastes.

Longua à Saint Médard de Mussudan – Exemple d’un projet Bühler qui a été réalisé en compensation du passage de la ligne de chemin de fer au fond du parc.

Pour mener à bien la création de leur projet, les Bühler produisent aussi un plan d’exécution dessiné avec une échelle précise, coté, annoté dans la marge avec des prescriptions techniques
particulières. L’état des lieux des éléments existants, conservés dans le futur aménagement sont reportés en fond de plan. Sont aussi indiqués le nivellement, l’assainissement, l’emplacement de chaque massif, de chaque arbre, numéroté avec sa correspondance sur une liste annexée de végétaux.
Les Bühler s’impliquent encore en bon gestionnaire des propriétés de leur client en adoptant le concept de parc paysager agricole où les terres de rapport font partie du parc.

De plus, la spécialité des Bühlers est d’être porteur du goût nouveau pour la plantation en masse d’essences exotiques. Ils connaissent les plantes nouvellement acclimatées, celles que l’on sait très récemment reproduire en grand nombre grâce aux progrès de l’horticulture avec l’introduction des grands Conifères américains comme les Sequoia, les Sapins, les Cyprès chauves, les magnolias importés d’Asie, non vus jusqu’alors.

Le château d’Abadia à Hendaye, épicentre d’un parc agricole paysager de 435 ha (créé entre 1850 et 1896). La végétation exotique à l’assaut des façades, comme annonce d’un parc d’acclimatation.

« L’étude des végétaux était la marotte de Bühler » écrit le paysagiste parisien Le Breton

Parc du château de St Privat-des-près (Propriété de Alain et Anne-Cécile Sourisseau, membres EBTS France)

Toutefois les Bühler préféraient jouer sur des oppositions de couleurs et de textures entre les feuillages pour créer des contrastes forts dans leurs mises en scènes paysagères

Le savoir-faire des Bühler réside aussi dans leur maîtrise « des groupements de plantations ».
Les Bühler ont pour constance de s’appuyer sur une conception précise et géométrique de l’espace, une architecture végétale qui caractérise chacun de leur parc d’une manière unique. Ils utilisent les végétaux comme un matériau de construction de l’espace en trois dimensions. Ils construisent en développant une hiérarchie végétale allant d’arbres isolés, en bouquet sur les prairies à des peuplements forestiers monospécifiques de Cèdres bleus, de Pins noirs ou de Chênes rouges d’Amérique …, jusqu’aux bosquets indispensables pour cloisonner les espaces. Dans ces bosquets les très grands arbres de haute futaie sont associés en massif. Ils sont noyés dans un sous-étage d’arbustes « toujours verts ». Des fonds de décor denses ou légers produisent des alternances d’écran et de transparence sur les lisières du parc, façon d’en effacer les limites réelles et de faire entrer par endroits le paysage environnant.

Le Parc de Grenade (1858) à Saint Selve (33). Contrastes de couleurs en automne installés par Bühler.

D’autre part, les Bühler instaurent une codification pour distancier leurs plantations : entre 3 m et 6 m pour les grands arbres de parcs disposés en massif, et de 8 à 15 m pour les arbres qui doivent former les groupes mis en vedette sur les pelouses.

Le plan de plantation aquarellé du Parc Bordelais par Eugène Bühler

Voici « les consignes de plantation ou de réalisation » extraites du cahier technique pour la création du Parc Bordelais :
« Les arbres seront plantés suivant les distances marquées au plan, et en évitant toujours de faire des lignes droites, ou régulièrement plantés en suivant les courbes des allées ou des massifs »
« Massifs d’arbres à hautes tiges avec remplissage d’arbustes dessous, avec aussi la mention « arbustes variés dessous » ou à garnir avec de gros arbustes.
ou bien
Planter dessous ces arbres à 1 m les uns des autres, bien mélangés des gros plants forestiers, on devra planter quelques arbustes variés sur le devant du massif »
ou encore
« Entre les arbres à hautes tiges, qui doivent former les massifs pour l’avenir, on devra, pour garnir pendant les 10 premières années, planter comme remplissage, des arbres de moyenne grandeur, destinés à disparaître à mesure que les arbres de fondation, prendront de la grandeur ».

Le château de Valmirande dans son écrin arboré, à Montrejeau en Haute-Garonne. 40 ha.

Des exemples d’essences de remplissage préconisées par E.Bühler : Alisier, Épine rose double,
Érable de Montpellier, Pavia, Érable negundo, Érable champêtre, Bois de Judée…
Cette façon précise et systématique d’organiser des structures végétales variées permet de composer des rythmes et de produire des ambiances particulières.

Massif en loupe de couleur dans l’ouvrage
Etudes sur l’architecture des jardins (1872)
par Jean Darcel, collaborateur d’Alphand
chef de service des promenades
et plantations de la ville de Paris
De nos jours dans le jardin anglais du Luxembourg,
le style loupe de couleurs perdure.

Inspiré par le même engouement pour les nouveautés végétales, le massif fleuri apparaît sous forme d’une loupe colorée. Le fleurissement se concentrait jusqu’alors sur les plates bandes incrustées dans les parterres. C’est à cette époque que l’on s’aperçoit que dans des formes circulaires ou elliptiques la couleur diffuse le mieux. Cette conception suit les principes de la célèbre «Théorie des couleurs » de Gœthe de 1810 puis par celle de la loi du « Contraste simultané des Couleurs » d’ Eugène Chevreul de 1839, reprise par les impressionnistes.

Tableau de 1892 de Camille Pissaro (1830 -1903).

MANIERE DE GROUPER LES VEGETAUX OU L’ART D’INVENTER LE PAYSAGE.

Pour les Bühler, les massifs de couleurs sont en forme d’île, des sortes de loupe de couleurs,
composées d’arbustes fleuris comme les hortensia, ou de feuillages caractéristiques ou colorés. Ces loupes sont disséminées dans le parc afin de créer d’énormes ponctuations colorées facilement repérables le long des allées. Ce sont autant d’appels visuels sur lesquels le regard peut se poser en premier lieu avant d’explorer le site au-delà.
Dans ce type de conception, le parc révèle l’univers d’une nature réinventée, idéalisée, présentée en une succession de tableaux invitant au parcours.

Françoise Phiquepal d'Arusmont, architecte-paysagiste
Historienne des Parcs Bühler
... See MoreSee Less
7 days ago
Roberto Burle Marx (Sao Paulo 1909 – Rio 1994) ou l’inventeur du « paysagisme tropical »… Le maître brésilien du paysage, de la fin des années 1930 jusquaux années 1980, de lapproche urbanistique à grande échelle jusquau sur-mesure des résidences privées et des édifices publics, Roberto Burle Marx – « homme de la Renaissance au 20ème siècle » – dessina plus de 2000 jardins dans le monde entier au cours de ses 60 ans de carrière ! Longtemps considéré comme « le véritable inventeur des jardins modernes », Burle Marx, talentueux « manipulateur de formes », s’est révélé un grand innovateur quand, à son retour au Brésil après des études en Allemagne, il commença à associer des amoncellements de plantes agencées en plates-bandes courbes et sinueuses avec des formes architecturales géométriques à l’esthétique très moderniste, une mise en pratique que l’on peut admirer tant à la Résidence Fernandez, son chef d’œuvre crée en 1948 et restaurée en 1988, qu’à « Tacaruna » (à Correas, Petropolis), au Nord de Rio - en confrontation avec Oscar Niemeyer pour le bâti – une splendeur aujourd’hui heureusement restaurée et sauvée par un designer passionné. Grâce à son remarquable sens de l’équilibre, à son utilisation hardie des courbes et des plantes aux couleurs éclatantes, Burle Marx a l’art de transformer un site beau mais brut, en un paysage tranquille et apaisant… Tacaruna (Petrópolis, Brésil) Photo : Alain Le Toquin Le jardin date de 1954. Il était auparavant connu sous le nom de « Jardim Edmundo Cavanellas » (aussi : jardim da Residência Cavanellas). « Tacaruna » est un des rares exemples de collaborations entre Roberto Burle Marx (le créateur du jardin) et Oscar Niemeyer (l’architecte de la maison). Leur collaboration a été « électrique ». Peu de créations de Roberto Burle Marx ont survécu dans leur état originel, certaines d’entre elles ayant même complètement disparu. Son propriétaire actuel a sauvé cette propriété presque abandonnée par une restauration à l’identique, à grands frais, sans aide extérieure. La restauration du jardin a duré 8 ans et s’est achevée il y a peu. • Réinstallation des plantes disparues, • Curage de l’étang, • Restauration de la maison, etc. Remarquable artiste dans l’utilisation de la flore brésilienne, il fût aussi un maître en matière de design, comme en témoignent ses célèbres passages couverts ondulants de Copacabana. Ses plus importantes réalisations (dont certaines avec Le Corbusier et Niemeyer) sont au Brésil. S’il faut citer un concepteur de jardins qui caractérise le XXème siècle, c’est bien lui qui vient immédiatement à l’esprit, lui dont les créations sont parfaitement représentatives de l’ère moderne. Son père, Wilhelm Marx – un juif allemand émigré au Brésil à la fin du XIXème siècle - et sa mère, brésilienne, encouragent sa créativité, ainsi que son intérêt pour la musique, l’art et la littérature. Sa mère – qui travaille dans un parc en bordure de forêt – l’initie au jardinage. En 1928, sa famille passe un certain temps à Berlin où il règlera un problème ophtalmique et où - dans les serres botaniques de Dahlem - il découvre la collection de plantes exotiques brésiliennes… ironie du sort, c’est donc en Allemagne qu’il se met à aimer les richesses naturelles de son pays ! Roberto est alors âgé de 19 ans. De retour au Brésil, il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Rio où il étudiera la peinture, l’architecture et le… « paysagisme » ! Roberto Burle Marx discutant avec Le Corbusier Cette pluridisciplinarité joue en sa faveur. C’est ainsi qu’il eut l’occasion de rencontrer les grands architectes qui transformeront le paysage brésilien. Il est notamment présenté à Oscar Niemeyer, Jorge Machado Moreira et Lucio Costa – futurs « starchitectes » - qui participent à l’utopie moderniste de Brasilia, la nouvelle capitale - qui lui confient la création des jardins. Pour Burle Marx : « un jardin résulte de l’agencement de matériaux naturels selon certaines règles esthétiques. S’y mêlent le regard de l’artiste sur la vie, ses expériences, ses liens affectifs, ses tentatives, ses erreurs, ses succès… » Il dira aussi : « Un jardin, c’est l’adéquation du milieu écologique aux exigences de la civilisation ». Botaniste reconnu, il déclara pourtant en 1992, à Arnaud Maurières, paysagiste, lors de son passage aux Colombières, le chef d’œuvre de Ferdinand Bac près de Menton : « Dans un jardin, j’oublie ma passion pour la botanique. Je suis un artiste et les plantes répondent à mes besoins de créateur. (…). Il n’y a pas de plante rare dans un jardin, il n’y a que les plantes dont on a besoin ». Entre autres, il entretint dans une ancienne plantation de café, près de Rio, l’une des plus grandes collections mondiales de plantes tropicales (environ 3500 espèces végétales !) et découvrit près de 50 espèces de plantes nouvelles au cours d’expéditions diverses et variées, notamment en Amazonie ! Animé par une soif de connaissance jamais assouvi, ce jardin-laboratoire fût un exemple unique d’outil d’expérimentation et de connaissance de son créateur : il ne cessa d’ailleurs d’évoluer et de se transformer tout au long de sa vie. Toutefois, ses réalisations les plus célèbres résultent de commandes publiques de premier plan où il traite les principaux espaces de manière audacieuse mais fluide, en utilisant une grille géométrique dans laquelle il insère de nombreux végétaux. L’ensemble – depuis les palmiers majestueux jusqu’aux herbes souples - semble onduler. Dans les années 70, ces ondulations sont reproduites à grande échelle sur le sol de la mythique et majestueuse promenade de Copacabana (4,5 Km. !), où une mosaïque de petits pavés de granit forme un motif vibrant au rythme dynamique et syncopé. A l’opposé, ses jardins privés regorgent d’une végétation luxuriante : jouant sur les contrastes, Burle Marx y impose des massifs de plantes aux couleurs vives, des aplats de couleur qui déploient leurs formes incurvées sur les pelouses. Pour Burle Marx, la conception d’un jardin est étroitement liée à l’art abstrait, en particulier à l’œuvre de Picasso, Joan Miro et Jean Arp. Dans son propre domaine expérimental de 35 ha., à San Antonio da Bica (1949), des murets, des mosaïques encore, un pavage texturé toujours contrastent avec des bassins sereins dans lesquels poussent souvent des nénuphars géants Victoria amazonica , des feuillages effilés, de haut palmiers… On y retrouve les jardins de Brasilia vibrants d’énergie et de mouvement qui illustrent brillamment l’esprit de l’époque. L’eau – qu’il aime particulièrement, entre autres parce qu’elle contraste avec l’environnement aride - est utilisée à grande échelle pour refléter les façades, les formes sculpturales et les végétaux, ces derniers formant souvent d’immenses bandes - ou massifs – de texture et de couleur. Mais notre Roberto ne fût pas seulement « l’inventeur du jardin contemporain » : « polyfacétique », il ne se contenta pas d’être un architecte-paysagiste brillant : il fût également un artiste peintre abstrait et figuratif de grand talent (ses plans de jardin sont de véritables tableaux), sculpteur, designer, créateur de bijoux, écologiste militant, naturaliste, artiste et musicien… Non seulement novateur, il fût aussi conservateur et collectionneur de peintures sur verre, d’art populaire, d’art sacré ainsi que d’art précolombien ! Roberto Burle Marx fût un artiste complet. Ces diverses passions expriment son humanisme ainsi que sa spiritualité dans lesquels il trouva ses racines, et notamment l’idée de créer un « Jardin d’Eden » moderne qui l’inspira toute sa vie. Car le besoin contemporain d’introduire, au sein du jardin, un message de portée spirituelle est devenu primordial. L’audace et la maîtrise manifestées par Burle Marx dans l’association de matériaux durs et de plantes ont grandement influencé les paysagistes de la seconde moitié du XXème siècle, et demeurent une source d’inspiration pour les décennies à venir. Véritable « star » dans son pays, Burle Marx est - à bon droit - considéré par les paysagistes du monde entier comme un pionnier du jardin contemporain. Tout au long de sa carrière, ce créateur s’est efforcé d’établir une passerelle entre l’Art et le Paysage. Avec succès. Hubert de CERVAL Mots-clé : courbes, contrastes, exotisme, modernité… Mots absents : art topiaire, buis… Principales sources : - « Le Musée des jardins » / Phaidon Press limited – 2002 - « Paysagistes, ceux qui ont marqué le siècle ». Andrew Wilson / Conran Octopus limited – 2002 - catalogue exposition « Roberto Burle Marx Brazilian Modernist » à la « Kunsthalle » de la Deutsche Bank (Berlin / 7 juil. – 3 oct. 2017) - « Roberto Burle Marx : la modernité du paysage ». Lauro Cavalcanti et Francis Rambert, auteurs-éditeurs - « Dans les jardins de Roberto Burle Marx ». Jacques Leenhardt, Michel Racine, Jean-Pierre Le Dantec. Actes Sud / 1ère édition : 1994 - Une édition augmentée est parue en 2011, avec de nouvelles contributions de Roger Caillois, Jacques Segard, Gilles Clément & Arnaud Maurières.Image attachmentImage attachment
Roberto Burle Marx
(Sao Paulo 1909 – Rio 1994)
ou l’inventeur du « paysagisme tropical »…

Le maître brésilien du paysage, de la fin des années 1930 jusqu'aux années 1980, de l'approche urbanistique à grande échelle jusqu'au sur-mesure des résidences privées et des édifices publics, Roberto Burle Marx – « homme de la Renaissance au 20ème siècle » – dessina plus de 2000 jardins dans le monde entier au cours de ses 60 ans de carrière !

Longtemps considéré comme « le véritable inventeur des jardins modernes », Burle Marx, talentueux « manipulateur de formes », s’est révélé un grand innovateur quand, à son retour au Brésil après des études en Allemagne, il commença à associer des amoncellements de plantes agencées en plates-bandes courbes et sinueuses avec des formes architecturales géométriques à l’esthétique très moderniste, une mise en pratique que l’on peut admirer tant à la Résidence Fernandez, son chef d’œuvre crée en 1948 et restaurée en 1988, qu’à « Tacaruna » (à Correas, Petropolis), au Nord de Rio - en confrontation avec Oscar Niemeyer pour le bâti – une splendeur aujourd’hui heureusement restaurée et sauvée par un designer passionné. Grâce à son remarquable sens de l’équilibre, à son utilisation hardie des courbes et des plantes aux couleurs éclatantes, Burle Marx a l’art de transformer un site beau mais brut, en un paysage tranquille et apaisant…

Tacaruna (Petrópolis, Brésil)

Photo : Alain Le Toquin

Le jardin date de 1954. Il était auparavant connu sous le nom de « Jardim Edmundo Cavanellas » (aussi : jardim da Residência Cavanellas). « Tacaruna » est un des rares exemples de collaborations entre Roberto Burle Marx
(le créateur du jardin) et Oscar Niemeyer (l’architecte de la maison). Leur collaboration a été « électrique ».
Peu de créations de Roberto Burle Marx ont survécu dans leur état originel, certaines d’entre elles ayant même complètement disparu. Son propriétaire actuel a sauvé cette propriété presque abandonnée par une restauration à l’identique, à grands frais, sans aide extérieure.
La restauration du jardin a duré 8 ans et s’est achevée il y a peu.
• Réinstallation des plantes disparues,
• Curage de l’étang,
• Restauration de la maison, etc.

Remarquable artiste dans l’utilisation de la flore brésilienne, il fût aussi un maître en matière de design, comme en témoignent ses célèbres passages couverts ondulants de Copacabana. Ses plus importantes réalisations (dont certaines avec Le Corbusier et Niemeyer) sont au Brésil.

S’il faut citer un concepteur de jardins qui caractérise le XXème siècle, c’est bien lui qui vient immédiatement à l’esprit, lui dont les créations sont parfaitement représentatives de l’ère moderne. Son père, Wilhelm Marx – un juif allemand émigré au Brésil à la fin du XIXème siècle - et sa mère, brésilienne, encouragent sa créativité, ainsi que son intérêt pour la musique, l’art et la littérature. Sa mère – qui travaille dans un parc en bordure de forêt – l’initie au jardinage.
En 1928, sa famille passe un certain temps à Berlin où il règlera un problème ophtalmique et où - dans les serres botaniques de Dahlem - il découvre la collection de plantes exotiques brésiliennes… ironie du sort, c’est donc en Allemagne qu’il se met à aimer les richesses naturelles de son pays ! Roberto est alors âgé de 19 ans. De retour au Brésil, il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Rio où il étudiera la peinture, l’architecture et le… « paysagisme » !

"Roberto Burle Marx discutant avec Le Corbusier"

Cette pluridisciplinarité joue en sa faveur. C’est ainsi qu’il eut l’occasion de rencontrer les grands architectes qui transformeront le paysage brésilien. Il est notamment présenté à Oscar Niemeyer, Jorge Machado Moreira et Lucio Costa – futurs « starchitectes » - qui participent à l’utopie moderniste de Brasilia, la nouvelle capitale - qui lui confient la création des jardins.

Pour Burle Marx : « un jardin résulte de l’agencement de matériaux naturels selon certaines règles esthétiques. S’y mêlent le regard de l’artiste sur la vie, ses expériences, ses liens affectifs, ses tentatives, ses erreurs, ses succès… »
Il dira aussi : « Un jardin, c’est l’adéquation du milieu écologique aux exigences de la civilisation ».

Botaniste reconnu, il déclara pourtant en 1992, à Arnaud Maurières, paysagiste, lors de son passage aux Colombières, le chef d’œuvre de Ferdinand Bac près de Menton : « Dans un jardin, j’oublie ma passion pour la botanique. Je suis un artiste et les plantes répondent à mes besoins de créateur. (…). Il n’y a pas de plante rare dans un jardin, il n’y a que les plantes dont on a besoin ».
Entre autres, il entretint dans une ancienne plantation de café, près de Rio, l’une des plus grandes collections mondiales de plantes tropicales (environ 3500 espèces végétales !) et découvrit près de 50 espèces de plantes nouvelles au cours d’expéditions diverses et variées, notamment en Amazonie !
Animé par une soif de connaissance jamais assouvi, ce jardin-laboratoire fût un exemple unique d’outil d’expérimentation et de connaissance de son créateur : il ne cessa d’ailleurs d’évoluer et de se transformer tout au long de sa vie.

Toutefois, ses réalisations les plus célèbres résultent de commandes publiques de premier plan où il traite les principaux espaces de manière audacieuse mais fluide, en utilisant une grille géométrique dans laquelle il insère de nombreux végétaux. L’ensemble – depuis les palmiers majestueux jusqu’aux herbes souples - semble onduler. Dans les années 70, ces ondulations sont reproduites à grande échelle sur le sol de la mythique et majestueuse promenade de Copacabana (4,5 Km. !), où une mosaïque de petits pavés de granit forme un motif vibrant au rythme dynamique et syncopé.

A l’opposé, ses jardins privés regorgent d’une végétation luxuriante : jouant sur les contrastes, Burle Marx y impose des massifs de plantes aux couleurs vives, des aplats de couleur qui déploient leurs formes incurvées sur les pelouses. Pour Burle Marx, la conception d’un jardin est étroitement liée à l’art abstrait, en particulier à l’œuvre de Picasso, Joan Miro et Jean Arp.
Dans son propre domaine expérimental de 35 ha., à San Antonio da Bica (1949), des murets, des mosaïques encore, un pavage texturé toujours contrastent avec des bassins sereins dans lesquels poussent souvent des nénuphars géants Victoria amazonica , des feuillages effilés, de haut palmiers… On y retrouve les jardins de Brasilia vibrants d’énergie et de mouvement qui illustrent brillamment l’esprit de l’époque.
L’eau – qu’il aime particulièrement, entre autres parce qu’elle contraste avec l’environnement aride - est utilisée à grande échelle pour refléter les façades, les formes sculpturales et les végétaux, ces derniers formant souvent d’immenses bandes - ou massifs – de texture et de couleur.

Mais notre Roberto ne fût pas seulement « l’inventeur du jardin contemporain » : « polyfacétique », il ne se contenta pas d’être un architecte-paysagiste brillant : il fût également un artiste peintre abstrait et figuratif de grand talent (ses plans de jardin sont de véritables tableaux), sculpteur, designer, créateur de bijoux, écologiste militant, naturaliste, artiste et musicien…
Non seulement novateur, il fût aussi conservateur et collectionneur de peintures sur verre, d’art populaire, d’art sacré ainsi que d’art précolombien ! Roberto Burle Marx fût un artiste complet.

Ces diverses passions expriment son humanisme ainsi que sa spiritualité dans lesquels il trouva ses racines, et notamment l’idée de créer un « Jardin d’Eden » moderne qui l’inspira toute sa vie. Car le besoin contemporain d’introduire, au sein du jardin, un message de portée spirituelle est devenu primordial.

L’audace et la maîtrise manifestées par Burle Marx dans l’association de matériaux durs et de plantes ont grandement influencé les paysagistes de la seconde moitié du XXème siècle, et demeurent une source d’inspiration pour les décennies à venir. Véritable « star » dans son pays, Burle Marx est - à bon droit - considéré par les paysagistes du monde entier comme un pionnier du jardin contemporain. Tout au long de sa carrière, ce créateur s’est efforcé d’établir une passerelle entre l’Art et le Paysage. Avec succès.
Hubert de CERVAL

Mots-clé : courbes, contrastes, exotisme, modernité…
Mots absents : art topiaire, buis…

Principales sources :
- « Le Musée des jardins » / Phaidon Press limited – 2002
- « Paysagistes, ceux qui ont marqué le siècle ». Andrew Wilson /
Conran Octopus limited – 2002
- catalogue exposition « Roberto Burle Marx Brazilian Modernist »
à la « Kunsthalle » de la Deutsche Bank (Berlin / 7 juil. – 3 oct. 2017)
- « Roberto Burle Marx : la modernité du paysage ».
Lauro Cavalcanti et Francis Rambert, auteurs-éditeurs
- « Dans les jardins de Roberto Burle Marx ».
Jacques Leenhardt, Michel Racine, Jean-Pierre Le Dantec. Actes Sud / 1ère édition : 1994
- Une édition augmentée est parue en 2011, avec de nouvelles contributions de Roger Caillois, Jacques Segard, Gilles Clément & Arnaud Maurières.
... See MoreSee Less
7 days ago
HISTOIRE DES JARDINS
JARDINS “MODERNISTES”
GABRIEL GUEVREKIAN

Négligés par l´histoire de l´architecture et du paysagisme, les jardins de Gabriel Guévrékian (1900 – 1970) sont, encore aujourd´hui, un sujet d´étude difficile. L´architecte n´a pas laissé d’écrits à propos de ses créations, et les jardins n´existent plus.
A l’hybridation du Jardin Persan avec le Style international, succéda l’appellation de jardin cubiste. Mais cette désignation était alors connotée négativement : synonyme de « communiste » ou d’étranger. Et les jugements condescendants tels que "trop ornemental" par S. Giedeon, ou "trop bourgeois" par le CIAM, ne manquèrent pas.
La revalorisation des créations de Guévrékian commença dans les années 1980 avec les travaux de Richard Wesley qui écrivit le premier essai à propos de ses jardins : "Transparency: Literal and Phenomenal". Guévrékian voulait appliquer les principes du cubisme analytique à l’art du jardin. A tel point que ses créations peuvent être regardées comme une remarquable expression du jardin moderniste.
JCN Forestier responsable des jardins à l´Exposition des Arts Décoratifs de 1925 commanda au jeune architecte "un jardin conçu dans un esprit moderne mêlant des éléments de la tradition Perse". On lui confia l’aménagement d’un terrain triangulaire devant un pavillon, à l’entrée de l’Exposition. La configuration du site détermina le plan du jardin. Guévrékian releva alors le défi de créer en dix jours un jardin destiné à durer presque six mois, d´avril jusqu´à octobre 1925. Malgré toutes les critiques, il gagna le premier prix.
Jardin d´Eau et de Lumière ou la moitié du Paradis. 1925
Clôs par un mur fait de triangles semi-transparents et colorés, le lieu interdisait aux visiteurs de vivre l’expérience du jardin à travers la promenade. Cet empêchement allait à l’encontre de toute une tradition européenne. Il s´agissait de créer un microcosme destiné à protéger la vie végétale et la laisser prospérer.

Le Jardin d´Eau et Lumière. Exposition Internationale des Arts décoratifs industriels et modernes, 1925 (autochrome d'Auguste Léon)
L´effet visuel recherché était celui d´un tapis persan, avec ses broderies de fleurs multicolores. Rouge cramoisi, vert, jaune vif et bleu cobalt - influence de Robert et Sonia Delaunay - s’imbriquaient dans les triangles d’une stricte grille de béton. Une fontaine, également triangulaire structurait l’ensemble. L´eau s’écoulait en cascade d’une série de fontaines. Au point culminant du site, une sphère en verre, oeuvre de l´artiste verrier Louis Barrillet, tournait sur elle-même, propulsée par électricité.
Guévrékian ne voulait pas imiter la nature, il fit une abstraction du cadre coexistant avec l´architecture. On pourrait même parler d’un manifeste anti-nature :
Le mur pour protéger d´un extérieur inconnu.
L´Eau pour fleurir la vie.
La grille comme système de structuration et de maîtrise de l´espace.
Nous trouvons les trois éléments fondamentaux de la symbolique d´un Jardin Persan, où la vie est confrontée à la mort.
Le Jardin d´Eau et Lumière représentait la moitié d´un jardin du Paradis. Il était triangle.

Le Jardin à Ville Noailles, à Hyères. 1926
Jardin de la Villa Noailles. Man Ray, 1928.
André Lurçat : Terrasses et Jardins. Avec La joie de vivre, sculpture de Jacques Lipchitz (1927)

"Je viendrais probablement à ce moment causer avec M. Guévrékian à qui je voudrais demander quelques idées pour le jardin et s’il désire toujours collaborer un peu à notre maison comme il l ´a dit… ".
Lettre de Charles de Noailles à Robert Mallet-Stevens, 5 de novembre 1923.

G.Guévrékian. Maquette : Projet pour la villa Noailles. Photographie colorée, hiver 126. Planche XXVII, Les Arts de la Maison.

A Hyères, Guévrékian, qui travaillait alors dans l’atélier de R. Mallet-Stevens, trouva un site où exprimer sa créativité en une remarquable union des arts au coeur du mouvement moderne.
Un nouvelle fois, on lui affecta une surface triangulaire, et sa création radicale devint l´archétype du jardin moderne. Ce dernier était coupé de toute relation avec l´environnement, une nature luxuriante et sauvage sur fond bleu de Méditerranée.

Photos : auteurs inconnus

Là encore, le jardin obéissait à un strict quadrillage en béton, suivant un patron orthogonal. Mosaïques en pâte de verre, fleurs, pelouse, formaient le relief, la texture d´une nature où la géométrie des carrés contrastaient avec le mouvement en zigzag des escaliers de la maison ; contraste dramatisé par l’éclat du ciel méditerranéen. Ce jardin minuscule axé sur un damier de mosaïques en tesselles et de végétation d'inspiration persane, avec ses carreaux de tulipes et ses orangers, s'appuyait sur une structure en maçonnerie. A la pointe, alors bien dégagée, tournait sur son socle une sculpture en bronze de Jacques Lipchitz.

Finalement, c’est avec la Villa Heim que Guévrékian aborde dans sa globalité la conception de la maison, de sa décoration intérieure et de son rapport avec le jardin

Cosima Archer
Chercheuse et critique d´art
Collectionneuse de roses

www.cosimaarcher.com

BIBLIOGRAPHIE
Hamed Khosravi, "Discreet Austerity. Notes on Gabriel Guvrekian´s Garden", International Journal of Architectural Theory, vol 20.
Zohred Soltani, "Multi-perspective Gardens of Gabriel Guevrekian : Persian Garden into cubist painting or cubist painting into Persian garden?", BFO-Journal, 1.2015, www.bauforschungonline.ch

Dorothée Imbert, The Modernist Garden in France, Yale University Press, 1993.

George Dodds, Freedom from the Garden. Gabriel Guevrekian an a New Territory of Experience. University of Tenessee,
www.tehranprojects.com/The-Cubist-Garden
... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Merci Evelyne. Il n’est pas très beau ce maître

1 week ago
Château Diter, membre EBTS FranceImage attachmentImage attachment
Château Diter, membre EBTS France ... See MoreSee Less
1 week ago
BBT N°21 - Extrait
Extravagances …. de la nature et des jardiniers
Entretien de Marguerite de Cerval avec Patrick Masure

Marguerite de Cerval : Comment et pourquoi vous est venu l’idée de consacrer une conférence aux extravagances de la nature et à celles des jardiniers ?
Patrick Masure : Investi de la redoutable mission de m’adresser aux membres d’EBTS en ce début d’année, je voulais éviter à tout prix le risque de les ennuyer. Je rêvais même de les divertir si possible. L’extravagance se définissant comme la nature de ce qui n'est pas conforme à la raison ou aux convenances, de ce qui est d'une fantaisie exagérée, il m’a semblé que l’univers des extravagances m’offrait les garanties que je cherchais ainsi qu’un passeport antimorosité. Les humains nous réservent de beaux exemples d’extravagances mais le curieux en trouve aussi des spécimens dans la nature, dans le règne végétal en particulier. Le programme était donc tracé : une balade dans un jardin imaginaire, planté de végétaux surprenants, voyage prolongé par une flânerie dans quelques lieux, bien réels ceux-là, où des jardiniers, des paysagistes, des princes, des artistes ou des fous ont créé des jardins extravagants.
Marguerite de Cerval : commençons par l’ordre naturel, quels ont été les arbres qui vous ont le plus inspiré ?
Patrick Masure : je citerai en premier lieu les baobabs, arbres obèses, véritables jerrycans gorgés d’eau. Le Sénégal se targue de posséder un baobab vieux de 6000 ans, les scientifiques n’en sont pas convaincus. Ces monuments végétaux nous laissent pantois. Le botaniste français Michel Adamson (1727 - 1806) qui avait exploré le Sénégal de 1748 à 1754 a donné son nom au baobab, en latin : Adamsonia. A Madagascar, les Adamsonia grandidieri, surnommés « arbres bouteilles », atteignent 30 mètres de hauteur mais ne font que 3 mètres de diamètre. Leur silhouette puissante ne manque pas d’élégance mais ils sont malheureusement menacés d’extinction.
(Adamsonia grandidieri. Copyright Wikimedia Commons, cliché Bernard Gagnon.)
Partant des baobabs, j’ai cherché à présenter ensuite une revue des champions, les arbres les plus gros, les plus hauts, les plus vieux et quelques spécimens étonnants comme ces genévriers de Slope Point en Nouvelle-Zélande, continuellement soumis à des vents d’une extrême violence et qui se sont adaptés. Un juste hommage est aussi rendu aux séquoias.
Marguerite de Cerval : pourquoi un juste hommage ?
Patrick Masure : parce qu’ils détiennent des records qui font rêver, 114 mètres de hauteur pour un Sequoia sempervirens baptisé « Hypérion ». Regardez la façade de Notre-Dame de Paris et ajoutez 45 mètres au-dessus des tours pour parvenir à la cime de ce géant. Leur longévité est impressionnante plus de 3200 ans pour « Le Président », un Séquoia gigantea dont le volume excède les 1200 m3. Quant aux pins de Bristlecone, Pinus longaeva, si leur aspect de vieilles carcasses desséchées ne plaide pas en leur faveur, un petit coup d’œil sur leur carte d’identité, rubrique « date de naissance », inspire le plus grand respect. Plusieurs d’entre eux ont approché l’âge de 5000 ans !
Marguerite de Cerval : vous ne parlez pas que des grands vieillards.
Patrick Masure : non, bien sûr. Une visite virtuelle de la « Forêt tordue » s’imposait ; une curiosité de la Poméranie en Pologne où un millier de pins présentent d’étranges déformations d’autant plus remarquables qu’elles sont toutes parfaitement orientées dans le même sens. Après ce coup d’œil sur quelques arbres, on passera aux plantes, à la découverte des Welwitschia mirabilis, une curiosité qu’on ne trouve qu’en Namibie, une plante étonnante à même de vivre plus de 2000 ans malgré son apparence de vieux haillons oubliés dans le désert. Les fleurs géantes des Rafflesia arnoldii, des Amorphophallus titanum, et de quelques autres méritent aussi qu’on s’y attarde. Leurs dimensions sortent de l’ordinaire, plus d’un mètre de diamètre pour la rafflésie et trois mètres de haut pour la fleur d’arum titan.
Rafflesia arnoldii © SofianRafflesia / Wikimedia - Licence : CC BY-SA
Marguerite de Cerval : les jardins japonais semblent vous avoir inspiré.
Patrick Masure : en effet, Anne-Marie et moi avons effectué il y a deux ans un grand voyage au Japon consacré aux jardins. J’en ai photographié de nombreux à Kyoto, Nara et Kanazawa et j’y ai découvert le raffinement poussé à l’extrême des jardins secs et des jardins de mousse, la conduite d’arbres-bonzaï, la symbolique des rochers disposés comme des îles au-milieu de l’océan évoqué par des graviers soigneusement ratissés.
(Kyoto, jardin du temple de Tofukuji, Cliché P Masure)
Parfois ce raffinement frise l’extravagance. A Kyoto au temple de Chion-in, je n’avais pas immédiatement compris ce que faisait un jardinier qui prélevait des petits cailloux au milieu d’un jardin sec. Jusqu’à ce que, en l’observant plus longuement, j’ai compris qu’il ôtait certains cailloux trop foncés qui, à ses yeux, déparaient dans l’ensemble. A Nara, un jardinier arrachait soigneusement la moitié des aiguilles d’un pin sur ses branches terminales pour en ralentir la croissance je suppose. Malheur aux pins, plantés dans le jardin d’un temple de Kyoto ! Certes, ils vivront vieux mais bossus, déformés, infirmes, mutilés, éclopés, estropiés !
Marguerite de Cerval : comment passer du Japon à Dubaï
Patrick Masure : par la loi des contraires, Coincidentia oppositorum. Retenue, sobriété, délicatesse dans les jardins japonais, et au contraire débauche de fleurs et de couleurs à Dubaï, d’artefacts inattendus, comme cet Airbus A320 tapissé de fleurs découvert l’an passé au « Miracle Garden ».
(Dubaï – Miracle Garden. Cliché P Masure.)
Un spectacle à vous couper le souffle (et l’appétit). On retrouve à Keukenhof en Hollande ce même (mauvais ?) goût pour les fleurissements orgiaques ! Alors qu’au Chili, dans le désert d’Atacama, là où la pluie ne tombe pratiquement jamais, d’immenses et superbes étendues de fleurs surgissent une fois tous les cinq ans en moyenne, lorsque le ciel consent à lâcher quelques gouttes de pluie. Le contraste entre l’harmonie de ces tapis de fleurs démesurés du Chili et ces étalages de tulipes ou de pétunias tellement criards dans les deux exemples de Dubaï et de Keukenhof n’est pas à mettre au crédit de ces derniers.
Marguerite de Cerval : 45 millions de fleurs dans le jardin de Dubaï, voilà tout de même un record bien mérité inscrit au Guiness Book.
Patrick Masure : certes, mais l’inscription au Guiness Book n’est pas un brevet ni de bon goût, ni même d’intelligence. Je l’illustre par quelques exemples, en commençant par celui de la plus grosse citrouille. Elle pèse plus d’une tonne. Et alors ? Quel intérêt de faire pousser un tournesol à plus de 9 mètres de haut ? Un Allemand l’a fait. Le Guiness recèle d’autres trésors : le plus vaste labyrinthe, le plus long massif de fleurs, le plus grand, le plus long, cela devient vite fastidieux. Et je préfère rechercher quelques extravagances dans le passé, comme cette recette de La Quintinie destinée à vous débarrasser des souris et mulots au jardin potager. Une horreur qui a inspiré de nos jours un taxidermiste hollandais ; il vient de mettre au point le chat-drone.
Les spectateurs auront, je l’espère, plaisir à découvrir quelques pièces tirées des cartons à dessin de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826). On y découvre les plus invraisemblables fabriques, qui n’ont évidemment jamais été construites.
Marguerite de Cerval : et dans le réel, dans le concret, quelles ont été vos trouvailles ?
Patrick Masure : c’est en Angleterre que j’ai fait une riche moisson de « follies », certaines disparues, telle Beckford’s Folly, un incroyable abbaye simili-gothique construite dans les dernières années du XIXème siècle, d’autres toujours bien vaillantes comme cette collection de tours purement décoratives que l’on découvrira et qui semble constituer une spécificité du goût anglais.
Marguerite de Cerval : justement, en Angleterre, il y a aussi des jardins extravagants.
Patrick Masure : c’est vrai et deux magnifiques jardins de topiaires entrent dans mon propos. A Packwood house, le fameux « Sermon sur la montagne » est un ensemble d’ifs immenses symbolisant dans leur disposition ce passage célèbre de l’Evangile. Plus à l’ouest, aux confins du Pays de Galles, les ifs monumentaux de Powis Castle semblent dégouliner le long des murailles des grandes terrasses à l’italienne qui relient le château aux jardins situés en contrebas. S’agissant de jardins de topiaires extraordinaires, on ne peut écarter l’exemple des cyprès de l’Arizona taillés au cimetière de Tulcan en Equateur.
Cimetière de Tulcan, Equateur. Wikimedia Commans, Cliché Diego Delso
Cette œuvre sculpturale s’inspire du travail de la pierre dans les cultures précolombiennes d’Equateur. Les haies se déploient le long des larges avenues du cimetière présentant des formes géométriques, cônes tronqués, pyramides, obélisques, arcades, bas-reliefs ou encore de figures humaines ou animales.
A qui se poserait la question de savoir pourquoi ou comment devient-on victime de cette manie de tailler les cyprès, les buis ou les ifs, Robert de Montesquiou, apporte une réponse très personnelle : « Nous cultivons les bégonias, nous taillons les ifs par pis-aller, parce-que les ifs et les bégonias se laissent faire. Mais nous aimerions mieux donner notre temps à un arbuste humain, si nous étions sûrs qu’il en valut la peine. »
Marguerite de Cerval : Il est vrai que l’entretien de ces topiaires monumentales est un vrai sujet.
Patrick Masure : en effet. Et même un sujet de plaisanterie quand on évoque les arbres en Béton – qui évidemment ne nécessitent aucune taille –arbres conçus, réalisés et exposés par Robert Mallet-Stevens en 1925. Ils ont bien amusé le public et la presse.
Marguerite de Cerval : je suppose que vous évoquez le facteur Cheval ou le parc des monstres de Bomarzo
Patrick Masure : oui et non. Impossible de ne pas les citer mais ces réalisations sont déjà tellement connues que j’ai préféré consacré un peu de temps à des sites moins réputés et tout aussi extravagants. Je citerai par exemple le Jardin des tarots en Toscane, œuvre de Niki de Saint-Phalle, Rock Garden à Chandigarh en Inde, le site des Destinées réversibles au japon et le merveilleux jardin de Dawnridge, conçu par Tony Duquette, malheureusement disparu à la suite d’un incendie. Sans oublier quelques merveilleux jardins éphémères comme les jardins de rosée de Chris Parsons dont la durée de vie n’excède pas trois à cinq heures.
Marguerite de Cerval : Quelle conclusion tirer de ce florilège extraordinaire de curiosités végétales et humaines ?
Patrick Masure : Pour ce qui concerne la botanique, j’espère faire partager un peu de mon émerveillement devant la prodigieuse inventivité de la nature. En descendant dans les jardins, et en tentant de trouver le point commun de toutes ces extravagances, le seul qui me soit apparu avec évidence est qu’elles ont été conçues pour l’unique et simple plaisir de leur créateur, ce que les gens raisonnables (que nous sommes) ont parfois quelque peine à comprendre, « uniquement pour le plaisir ».
... See MoreSee Less
IL FAUT SAUVER LE CHATEAU DITER OU LA MALEDICTION DE GRASSE.
Comparaison entre les dessins (+ 1 photo en N & B) de Ferdinand Bac pour la Villa Croisset et des photos du Château Diter pises en janvier 2021
La Villa Croisset a été détruite en 1975 pour faire place à 3 barres d'immeubles et le Château Diter risque également d'être détruit en raison d'un procès avec les voisins. L'affaire est aujourd'hui devant le Tribunal des Conflits, le Conseil d'Etat ayant déclaré valables les permis de construire, et la Cour de Cassation ayant de son côté ordonné la destruction de l'édifice.
... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Quelque soit les raisons , une aberration de démolir cet endroit ...

C’est où ce Chateau ??

2 weeks ago
Au moment où le Château Diter est en danger, il nous parait important de revenir sur l'oeuvre de Ferdinand Bac.
Il existe en effet de nombreuses similitudes entre la Villa Croisset et le Château Diter

BULLETIN DES BUIS & TOPIAIRES N°21 (Histoire des jardins)

Ferdinand Bac au domaine des Colombières
Par Agnès du Vachat

Lorsqu’il s’installe en 1920 dans la propriété Les Colombières que possèdent ses amis Caroline et Emile Ladan-Bockairy sur la colline de Menton-Garavan, Ferdinand Bac (1859-1952) a déjà une longue carrière derrière lui : dessinateur, caricaturiste, peintre, romancier et auteur de récits de voyage contant ses périples à travers une Europe qu’il a longtemps parcourue et qu’il incarne à lui seul, né en Autriche, éduqué en Allemagne et formé à Paris dans un atelier d’art. Cette liste s’enrichit d’une nouvelle activité à partir de 1912, date où il se fixe sur la Côte d’Azur : créateur de jardins pour de riches particuliers. On lui doit un jardin pour Madame de Croisset*, situé sur les hauteurs de Grasse, inspiré de ses voyages en Italie et nommé Clos Saint-François en hommage au moine d’Assise et dont les travaux durent de 1912 à 1919. Puis, en 1920, il remanie le jardin de la villa Fiorentina, propriété de la Comtesse de Beauchamp sur la Pointe Saint-Hospice, au Cap-Ferrat. Bac conçoit et dessine les jardins, puis dirige sur le terrain les équipes de jardiniers et d’artisans. Sans formation ni botanique ni architecturale ni paysagère, il s’efforce pourtant pendant quinze ans de rénover l’art des jardins sur la Côte d’Azur, en rompant avec la vogue exotique lancée par les hivernants britanniques depuis le milieu du XIXe siècle et en renouant avec les constantes de la terre méditerranéenne : Végétaux, matériaux, mythologie.
Œuvre maîtresse de Bac, le domaine des Colombières est aussi la seule subsistant encore aujourd’hui. Bac y a consacré sept années, peignant les fresques qui couvrent les murs de la maison et concevant le jardin, sans plan préalable, au gré de l’acquisition des parcelles d’oliveraie avoisinantes. D’une superficie totale de 9 hectares et d’un dénivelé de 130 mètres, ce jardin s’étage sur plusieurs terrasses au flanc de la colline de Garavan : l’Italie est là, toute proche ; la mer Méditerranée aussi, à portée de vue. Bac s’attache à la révéler grâce à plusieurs dispositifs : fenêtres végétales, balustrades, création d’un sentier en balcon. Il célèbre aussi l’imaginaire méditerranéen dans chaque scène paysagère qu’il aménage dans le jardin.

La Bella Vista
La première, dès 1920, s’intitule La Bella Vista et oriente l’attention vers la vieille ville de Menton, cadrée grâce à deux statues de déesses antiques en bronze. Plus bas, La Rotonde, plate-forme cerclée d’arcades de cyprès taillés offre des échappées visuelles sur la baie de Menton et la mer Méditerranée. Bac réinterprète ainsi le thème du panorama cadré par la fenêtre, issu de la peinture de paysage à la Renaissance. Il convoque le paysage extérieur à l’intérieur du jardin, en le captant grâce à des végétaux arcaturés, suivant le principe, hérité de la serrure du Prieuré de Malte sur la colline de l’Aventin à Rome, d’après lequel : plus un horizon est lointain, mieux il se révèle dans un espace réduit. L’encadrement végétal fonctionne comme un révélateur ; il oriente les yeux du visiteur vers le paysage qui accueille le jardin.

La Rotonde
Ferdinand Bac se montre soucieux de préserver la végétation locale et de n’utiliser que des essences typiquement méditerranéennes pour planter ses jardins, se démarquant nettement de la tendance à l’acclimatation alors dominante sur la Côte d’Azur, sous l’effet des Britanniques qui, depuis le milieu du XIXe siècle, viennent y profiter de la douceur du climat hivernal et y introduisent des végétaux exotiques : palmiers, cactus, aloès... Bac considère cette acclimatation comme une véritable dénaturation du sol qu’il résume en ces termes : «Depuis le jour où Lord Brougham planta le premier palmier dans son jardin de Cannes, il y a bientôt cent ans, la villa méditerranéenne reçut une direction exotique qui rompit avec toutes les traditions naturelles du sol .» C’est pourquoi le retour à la végétation locale, prôné par Ferdinand Bac, fait figure de retour à l’origine, aux données ancestrales de la terre méditerranéenne. Il valorise donc les plantes indigènes, comme l’olivier dont il préserve les pieds présents sur la colline de Grasse et sur la pointe Saint-Hospice, ou le chêne vert et le laurier-rose qu’il utilise pour border l’Allée des Jarres aux Colombières.

L'allée des Jarres
Cette allée est tracée dans l’axe d’un caroubier centenaire, l’un des plus vieux ceratonia siliqua d’Europe, que Bac non seulement conserve mais encore met en valeur par cet aménagement : « Pour fêter cet Arbre-Dieu […] il fallait encore creuser au flanc de la montagne une grande allée précédée d’un escalier. Bordée de vieilles jarres, elle est plantée de lauriers-roses, de citronniers et de pins romains, afin qu’un jour les promeneurs, du fond de la carrière, puissent descendre vers lui avec solennité. »

L’Escalier du Pont de la Carrière
Le créateur n’impose au rien au site mais conçoit ses aménagements à partir de l’existant. Bac emploie également des espèces non indigènes mais introduites depuis des millénaires sur le pourtour méditerranéen, comme le cyprès, originaire d’Asie Mineure et acclimaté en Méditerranée par les Romains, qu’il plante autour du Bassin espagnol. Bac voue une passion à cet « arbre vénérable » qui règne en maître aux Colombières et signale le jardin de loin, par sa forme majestueuse et la sombre intensité de son feuillage. Les cyprès noirs d’Ombrie et de Tivoli hantent l’imagination de Bac, fasciné par ces arbres à chacune de ces pérégrinations italiennes, tels les cyprès du jardin du Palais Giusti à Vérone ou ceux de la villa d’Este.

L’Allée des Cyprès et le Bassin Espagnol
L’escalier bordé de cyprès qui descend du Nymphée et mène jusqu’au Bassin espagnol est une réminiscence végétale de ses voyages et un hommage à la célèbre allée de cyprès de la villa d’Este, immortalisée par le crayon de Fragonard. On peut aussi y voir un souvenir du Patio du Cyprès de la Sultane, dans le jardin du Généralife à Grenade que Bac a pu admirer au cours d’un voyage en Andalousie dans les années 1890. Espagne, Italie : Bac sème ses souvenirs de voyage dans le jardin qu’il dédie au plus célèbre des exilés, Ulysse.

Artiste septentrional, émerveillé par le rivage du Sud au point de souhaiter y demeurer éternellement, dans le mausolée d’inspiration marocaine conçu à cet effet face à la mer, Bac a composé une ode à la Méditerranée dans ses jardins. Les diverses scènes paysagères des Colombières brouillent les pistes, au mépris de la diachronie, dans une joyeuse synthèse méditerranéenne qui réunit l’Antiquité gréco-latine (le rocher d’Orphée ombragé de citronniers, le pont romain, La fontaine de Nausicaa), la Renaissance italienne (le Casino de Paladio, la Bella Vista), l’Espagne chrétienne (le jardin de l’Infante) et arabe (le Bain de la Morisque). Il célèbre une Méditerranée rêvée, unie, celle des nymphes et des dieux, des oliviers sacrés, des pâtres et des poètes. Pétri de culture classique, désireux de transmettre la tradition, Bac s’avère paradoxalement très moderne dans son rejet de l’exotique et de l’ornemental, son attachement à la végétation locale, son art de compartimenter l’espace. Toutes ces caractéristiques confèrent à son œuvre une grande modernité. Issus du passé mythologique, ses jardins inaugurent finalement l’une des tendances du jardin moderne : le jardin méditerranéen, modèle qui triomphe à Paris en 1925 lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, et qui s’impose dans la commande de jardins privés durant l’entre-deux-guerres. Laissons, pour finir, la parole à Ernest de Ganay : « Bac a été un précurseur. Il a pour ainsi dire inventé le style méditerranéen…si répandu depuis. »
*Voir BBT N°15 page 12 La Villa Croisset
Bibliographie :
Ferdinand Bac, Journal (1919), édition de Lawrence Joseph, Paris, Claire Paulhan, 2000.

Ghislain de Diesbach, Un prince 1900. Ferdinand Bac, Paris, Perrin, 2002.

Jean-Pierre Le Dantec, Le sauvage et le régulier. Art des jardins et paysagisme en France au XXe siècle, Paris, Le Moniteur, 2002.
Agnès du Vachat, Culture et Paysage. Le jardin méditerranéen de Ferdinand Bac, Locus Solus, coll. « Petit Génie » / Fondation des Parcs et Jardins de France, 2017.
... See MoreSee Less
2 weeks ago
SUR LE SITE INTERNET france.ebts.org Vous trouverez : - Sur la page d’accueil, les infos en provenance de la page en provenance la page Facebook EBTS France - L’organigramme de l’association - La boutique où vous pouvez acheter : La Manuel du Buis, le BBT, les objets marqués EBTS France (plaque émaillée – carreau émaillé) etc - Les Jardins Remarquables membres d’EBTS France - Les derniers BBT (15 à 20) – Le numéro 21 sera en ligne à partir du mois du 1er août. Et bientôt de nouvelles rubriques……
SUR LE SITE INTERNET
france.ebts.org

Vous trouverez :
- Sur la page d’accueil, les infos en provenance de la page en provenance la page Facebook EBTS France
- L’organigramme de l’association
- La boutique où vous pouvez acheter : La Manuel du Buis, le BBT, les objets marqués EBTS France (plaque émaillée – carreau émaillé) etc
- Les Jardins Remarquables membres d’EBTS France
- Les derniers BBT (15 à 20) – Le numéro 21 sera en ligne à partir du mois du 1er août.

Et bientôt de nouvelles rubriques……
... See MoreSee Less
2 weeks ago
CONCOURS DECOR CARREAU EBTS FRANCE ST SAMSON Sébastien Hoyer (Château de Conteval) remporte le 1er Prix. Un grand merci à tous les participants. Les prix seront remis lors de notre prochaine Assemblée Générale
CONCOURS DECOR CARREAU EBTS FRANCE ST SAMSON

Sébastien Hoyer (Château de Conteval) remporte le 1er Prix.

Un grand merci à tous les participants.

Les prix seront remis lors de notre prochaine Assemblée Générale
... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Bravo Sébastien

2 weeks ago
CONCOURS DECOR CARREAU EBTS FRANCE ST SAMSON Le jury (Chantal Mirabaud - Marguerite de Cerval - Anne-Cécile Sourisseau) a délibéré aujourdhui. Le décor arrivé en 2ème position est celui de Suzanne Meijer
CONCOURS DECOR CARREAU EBTS FRANCE ST SAMSON
Le jury (Chantal Mirabaud - Marguerite de Cerval - Anne-Cécile Sourisseau) a délibéré aujourd'hui.
Le décor arrivé en 2ème position est celui de Suzanne Meijer
... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Bravo Suzanne !

2 weeks ago
CONCOURS DECOR CARREAU EBTS FRANCE ST SAMSON Le jury (Chantal Mirabaud - Marguerite de Cerval - Anne-Cécile Sourisseau) a délibéré aujourdhui. Le décor arrivé en 3ème position est celui de Martine Higonnet
CONCOURS DECOR CARREAU EBTS FRANCE ST SAMSON
Le jury (Chantal Mirabaud - Marguerite de Cerval - Anne-Cécile Sourisseau) a délibéré aujourd'hui.

Le décor arrivé en 3ème position est celui de Martine Higonnet
... See MoreSee Less
2 weeks ago
CONCOURS EBTS FRANCE DECORATION DE FÊTE AVEC UN CARREAU EN CERAMIQUE MARQUE EBTS FRANCE DES CARRELAGES DE SAINT-SAMSON LE JURY (3 EXPERTS DE CHOC) : Marguerite de Cerval : spécialiste du bijou français du XXe siècle Chantal Mirabaud : peintre, styliste et magicienne du décor Anne-Cécile Sourisseau : spécialiste de la céramique ancienneImage attachmentImage attachment
CONCOURS EBTS FRANCE
DECORATION DE FÊTE AVEC UN CARREAU EN CERAMIQUE MARQUE EBTS FRANCE DES CARRELAGES DE SAINT-SAMSON

LE JURY (3 EXPERTS DE CHOC) :

Marguerite de Cerval : spécialiste du bijou français du XXe siècle
Chantal Mirabaud : peintre, styliste et magicienne du décor
Anne-Cécile Sourisseau : spécialiste de la céramique ancienne
... See MoreSee Less
2 weeks ago
CONCOURS DECOR DE FÊTE AVEC LES CARREAUX EN CERAMIQUE EBTS FRANCE (DES CARRELAGES DE ST SAMSON) Le jury délibère......... Le jury est composé de trois experts : Marguerite de Cerval Chantal Mirabaud Anne- Cécile Sourisseau
CONCOURS DECOR DE FÊTE AVEC LES CARREAUX EN CERAMIQUE EBTS FRANCE (DES CARRELAGES DE ST SAMSON)

Le jury délibère.........

Le jury est composé de trois experts :
Marguerite de Cerval
Chantal Mirabaud
Anne- Cécile Sourisseau
... See MoreSee Less
2 weeks ago
BBT N° 21 (supplément) Oldies but Goldies GEORGIE BARNARD A LA FONDATION BECKLEY (Beckley Park – Oxforshire) Depuis sa création par Amanda Feilding en 1998, la Fondation Beckley est à lavant-garde de la réforme de la politique mondiale en matière de drogues et de la recherche scientifique sur les substances psychoactives. Elle collabore avec les principales institutions scientifiques et politiques du monde entier pour concevoir et développer des recherches révolutionnaires et des initiatives politiques mondiales. Lady Amanda Feilding, amie de Georgie Barnard et de Lady Doris Butterworth nous avait ouvert en 2014 les portes de sa propriété à titre tout à fait exceptionnel. ***
BBT N° 21 (supplément)
Oldies but Goldies

GEORGIE BARNARD A LA FONDATION BECKLEY
(Beckley Park – Oxforshire)

Depuis sa création par Amanda Feilding en 1998, la Fondation Beckley est à l'avant-garde de la réforme de la politique mondiale en matière de drogues et de la recherche scientifique sur les substances psychoactives. Elle collabore avec les principales institutions scientifiques et politiques du monde entier pour concevoir et développer des recherches révolutionnaires et des initiatives politiques mondiales. Lady Amanda Feilding, amie de Georgie Barnard et de Lady Doris Butterworth nous avait ouvert en 2014 les portes de sa propriété à titre tout à fait exceptionnel.

***
... See MoreSee Less
2 weeks ago
BBT N°21 - LES INFOS LA REMISE DES PRIX EBTS FRANCE DES JARDINS VUE PAR ANNE DE CHERISEY Valérie Esnault, Coup de Cœur 2020 pour le Domaine de Poulaines Chantal Mirabaud, Prix Spécial du Jury pour le Domaine de Favry UN GRAND MOMENT D’EMOTION ! Photos StoryboardImage attachmentImage attachment
BBT N°21 - LES INFOS

LA REMISE DES PRIX EBTS FRANCE DES JARDINS
VUE PAR ANNE DE CHERISEY

Valérie Esnault, Coup de Cœur 2020 pour le Domaine de Poulaines Chantal Mirabaud, Prix Spécial du Jury pour le Domaine de Favry

UN GRAND MOMENT D’EMOTION !

Photos Storyboard
... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Bravo à Anne de Cherisey pour ces merveilleux dessins. Très belle surprise ... belle découverte lorsque j’ai reçu le magazine EBTS. Quel souvenir incroyable ce prix ! 😻

2 weeks ago
EXTRAIT DU BBT N°21 - DE NOS DELEGATIONS ... See MoreSee Less
2 weeks ago
EXTRAIT DU BBT N°21 - DE NOS DELEGATIONS ... See MoreSee Less

Comment on Facebook

👏Travail de grande envergure - Lady et gentleman au quotidien, jardiniers à l'envie🙂

2 weeks ago
UNE TERRASSE EN HIVER Extrait du BBT 21 (parution janvier 2021) L’architecte paysagiste Pierre-Alexandre Risser, à qui l’on doit l’aménagement de la terrasse de la suite Belle Etoile, le sublime rooftop du Meurice, nous indique les précautions nécessaires pour préserver la végétation sur une terrasse. Dans un rapport publié, il y a quelques semaines, l’Organisation Météorologique Mondiale (agence spécialisée de l’ONU) a conclu que la dernière décennie (2009 -2019) avait été la plus chaude jamais observée. Quant à 2019, elle a été la deuxième année la plus chaude après 2016. Et la tendance n’est pas près de s’inverser. Toujours selon l’OMM, les températures vont augmenter en moyenne de 3 °C à 5 °C d’ici la fin du siècle. Depuis le début de l’année, on a d’ailleurs pu constater qu’elles étaient d’une douceur inhabituelle. Malgré cela, chacun doit se méfier du grand froid qui peut faire son retour en février et en mars. « Les petites gelées sont l’ennemi numéro un des plantes de balcon, affirme notre expert. Plantées directement dans la terre, les racines ne gèlent qu’à partir de -15°C. Mais dans leur pot, elles sont tout de suite attaquées car la terre se fige plus rapidement et la racine est immédiatement atteinte. La première précaution à prendre est de mettre les plantes à l’abri des courants d’air, le long d’un mur, par exemple. Comme l’être humain, elles sont très sensibles au fameux ‘ressenti’». Un compost à base de feuillage À l’hôtel Meurice, le paysagiste a déjà préparé ses plantes aux frimas de l’hiver. Ici, en écho au Jardin des Tuileries en contrebas, il a planté dans des pots en résine des graminées, des feuillus, des petits cyprès, des bambous sacrés, reconnaissables à leurs petites boules rouges. Pour les protéger, celles-ci ont été recouvertes d’un paillage, naturel et isolant, traduisez un compost à base de feuillage qui agit comme une couverture. « Il faut mettre une couche épaisse au pied des plantes et des arbustes pour protéger la terre du froid et du gel, explique Pierre-Alexandre Risser. Les plantes les plus fragiles doivent, quant à elle, être habillées d’un voile d’hivernage pour préserver leur feuillage et leurs fleurs, tout en les laissant respirer. Par précaution, on peut aussi emballer ses pots de plastique bulle.» Dernier conseil de notre architecte paysagiste : « Même en hiver, pensez à arroser vos arbustes, vos buis, tous les quinze jours environ, car quelques rayons de soleil et des températures avoisinant les 10°C peuvent rapidement dessécher vos plantes». Pour le reste ? « En hiver, foutez-lui la paix à votre jardin ». D’après Alyette Debray-Mauduy - Le Figaro, 31 janvier 2020 PHOTO : Terrasse de la suite Belle Etoile de l’Hôtel Meurice, membre EBTS France
UNE TERRASSE EN HIVER
Extrait du BBT 21 (parution janvier 2021)

L’architecte paysagiste Pierre-Alexandre Risser, à qui l’on doit l’aménagement de la terrasse de la suite Belle Etoile, le sublime rooftop du Meurice, nous indique les précautions nécessaires pour préserver la végétation sur une terrasse.
Dans un rapport publié, il y a quelques semaines, l’Organisation Météorologique Mondiale (agence spécialisée de l’ONU) a conclu que la dernière décennie (2009 -2019) avait été la plus chaude jamais observée. Quant à 2019, elle a été la deuxième année la plus chaude après 2016. Et la tendance n’est pas près de s’inverser. Toujours selon l’OMM, les températures vont augmenter en moyenne de 3 °C à 5 °C d’ici la fin du siècle. Depuis le début de l’année, on a d’ailleurs pu constater qu’elles étaient d’une douceur inhabituelle.
Malgré cela, chacun doit se méfier du grand froid qui peut faire son retour en février et en mars. « Les petites gelées sont l’ennemi numéro un des plantes de balcon, affirme notre expert. Plantées directement dans la terre, les racines ne gèlent qu’à partir de -15°C. Mais dans leur pot, elles sont tout de suite attaquées car la terre se fige plus rapidement et la racine est immédiatement atteinte. La première précaution à prendre est de mettre les plantes à l’abri des courants d’air, le long d’un mur, par exemple. Comme l’être humain, elles sont très sensibles au fameux ‘ressenti’».
Un compost à base de feuillage
À l’hôtel Meurice, le paysagiste a déjà préparé ses plantes aux frimas de l’hiver. Ici, en écho au Jardin des Tuileries en contrebas, il a planté dans des pots en résine des graminées, des feuillus, des petits cyprès, des bambous sacrés, reconnaissables à leurs petites boules rouges.
Pour les protéger, celles-ci ont été recouvertes d’un paillage, naturel et isolant, traduisez un compost à base de feuillage qui agit comme une couverture. « Il faut mettre une couche épaisse au pied des plantes et des arbustes pour protéger la terre du froid et du gel, explique Pierre-Alexandre Risser. Les plantes les plus fragiles doivent, quant à elle, être habillées d’un voile d’hivernage pour préserver leur feuillage et leurs fleurs, tout en les laissant respirer. Par précaution, on peut aussi emballer ses pots de plastique bulle.»
Dernier conseil de notre architecte paysagiste : « Même en hiver, pensez à arroser vos arbustes, vos buis, tous les quinze jours environ, car quelques rayons de soleil et des températures avoisinant les 10°C peuvent rapidement dessécher vos plantes». Pour le reste ? « En hiver, foutez-lui la paix à votre jardin ».
D’après Alyette Debray-Mauduy - Le Figaro, 31 janvier 2020

PHOTO : Terrasse de la suite Belle Etoile de l’Hôtel Meurice, membre EBTS France
... See MoreSee Less
2 weeks ago
Dominique Borgeaud (Présidente de lAssociation des Parcs et Jardins de la région PACA), déléguée EBTS France PACA (Provence - Alpes)
Dominique Borgeaud (Présidente de l'Association des Parcs et Jardins de la région PACA), déléguée EBTS France PACA (Provence - Alpes) ... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Hâte de vous revoir . Il me semble que nous avions fait connaissance chez nos amis aujourd’hui disparus , France et Philippe Sartorius ... à St Remy de Provence

♡ ☀ ⍦⏈ψ ¯\_(ツ)_/¯ ψ⏈ ⍦ ⍭ ☼ ⍭ ⍦⏈ψ - Aïe, aïe, aïe! Ouïlle, ouïlle, ouïlle! Une jolie photo qui ne manque pas de piquants et suscite l'intérêt de faire connaissance.🙂

2 weeks ago
EBTS INFO Lexcellent livre de Caroline Foley Topiary, Knots and Parterres vient de paraître en français sous le nom de LArt du paysage (éditions Ysec - 288 pages).
EBTS INFO
L'excellent livre de Caroline Foley "Topiary, Knots and Parterres" vient de paraître en français sous le nom de "L'Art du paysage" (éditions Ysec - 288 pages).
... See MoreSee Less

Comment on Facebook

J’ai hâte de le decouvrir !!!

👏 👏

3 weeks ago
Sublime château Diter ... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Oui vraiment sublime .

3 weeks ago
Château Diter, Prix Spécial du Jury EBTS France 2014
Château Diter, Prix Spécial du Jury EBTS France 2014 ... See MoreSee Less
4 weeks ago
EBTS INFORMATION La Poste nous a encore joué des tours mais vous devez commencer à recevoir le BBT N°21 Nous vous souhaitons une très joyeuse année 2021.
EBTS INFORMATION
La Poste nous a encore joué des tours mais vous devez commencer à recevoir le BBT N°21
Nous vous souhaitons une très joyeuse année 2021.
... See MoreSee Less
4 weeks ago
From Toad Hall Topiary Garden
From Toad Hall Topiary Garden ... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Vous avez trouvé vos armoiries , vous pouvez en faire votre blason ...

Happy yew near 2021

Jolie cisaille à neige 😉

1 month ago
William Christie, membre EBTS France ... See MoreSee Less
1 month ago
VOUS POUVEZ DESORMAIS ACHETER LES OBJETS GRIFFES EBTS FRANCE, LE PARFUM TOPIARY ET LE MANUEL DU BUIS A LA BOUTIQUE DU SITE INTERNET france.ebts.org ... See MoreSee Less

Comment on Facebook

Le parfum Topiary, créé par Anne Flipo, est tout à fait exceptionnel !

1 month ago
Messe de Noël à la cathédrale d'Amiens.
EBTS France vous souhaite un joyeux Noël.
... See MoreSee Less
1 month ago
TOUT SAVOIR SUR EBTS FRANCE ALL ABOUT EBTS FRANCE SIEGE SOCIAL EBTS est la première association européenne d’amateurs de jardins. EBTS France (European Boxwood Society France) a installé son siège social en 2003 au Palais de l’Europe et des Congrès du Touquet-Paris-Plage. COMMUNICATION – EDITION - RESEAUX SOCIAUX EBTS France publie une revue annuelle, le Bulletin des Buis & Topiaires (ISSN 2257 - 8722), et prend également part au financement et à la rédaction du magazine d’EBTS Europe, Topiarius. SITE INTERNET : www.france.ebts.org EBTS France dispose des pages Facebook suivantes : EBTS France – EBTS France International – EBTS France New-York - EBTS France Portugal Page associée : Le Touquet Paris Plage « Jardin de la Manche » PRIX DES JARDINS EBTS France organise tous les deux ans un concours des Jardins. Traditionnellement, la remise des Prix a lieu au Cercle de lUnion Interalliée à Paris. ARTS DU JARDIN EBTS France organise ou participe régulièrement à des conférences sur lart des jardins ou sur le buis. VOYAGES ET VISITES DE JARDINS EBTS France a installé des délégations à travers toute la France et des représentants dans plusieurs pays européens et aux USA. Les délégués et représentants participent activement à la rédaction du Bulletin des Buis et Topiaires et à l’organisation des voyages. COLLECTION DE BUIS EBTS FRANCE/LETOUQUET-PARIS-PLAGE EBTS France a offert une collection de buis à la Ville du Touquet-Paris-Plage qui est visible à lentrée Est du Parc des Pins. La collection, labellisée par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS), comprend aujourd’hui 129 variétés ou cultivars. Elle est supervisée depuis Washington par Lynn R. Batdorf, recenseur mondial des buis et membre dhonneur dEBTS France. MANUEL DU BUIS EBTS France a édité le Manuel du Buis de Lynn R. Batdorf (traduction Martine Higonnet) Ce guide pratique est la référence mondiale pour connaître, cultiver et soigner les buis. Il est vendu dans les meilleures boutiques de jardin, sur le site www.france.ebts.org et sur commande auprès d’EBTS France BP 80001 – 80260 Villers-Bocage Prix : 29 € ADHESION Tout nouveau membre devra être recommandé par deux parrains. ALL ABOUT EBTS FRANCE HEADQUARTERS EBTS is the first European garden lovers society. The headquarters of the French branch of the European Boxwood and Topiary Society (EBTS) are located at Le Touquet-Paris-Plage, a well-known resort on the Channel. COMMUNICATION EBTS France publishes a yearly magazine, Le Bulletin des Buis et Topiaires (ISSN 2257-8722) and participates with other EBTS member countries in financing Topiarius magazine and submitting articles and illustrations. EBTS France is on Facebook Pages : EBTS France – EBTS France International – EBTS France New-York -EBTS France Portugal Associated page : Le Touquet Paris Plage « Jardin de la Manche » Website : www.france.ebts.org GARDEN PRIZES Every two years EBTS France organizes a Garden competition followed by a presentation of awards at Cercle de lUnion Interalliée in Paris ART OF GARDENING EBTS France regularly organizes lectures on the history and art of gardening and about boxwood GARDEN VISITS AND TRIPS ABROAD EBTS France has appointed delegations throughout France as well as abroad to review appropriate gardens and prepare visits for its members. BOXWOOD COLLECTION EBTS France presented a boxwood collection to the city of Le Touquet-Paris-Plage The collection can be seen at the East entry of Parc des Pins. The collection which is certified by CCVS (the conservatory of special plants collections), includes over 129 Buxus varieties or cultivars. It is supervised from Washington D.C by Lynn R. Batdorf, world curator of boxwood and Honorary member of EBTS France. BOXWOOD HANDBOOK EBTS France has published Lynn R. Batdorfs Boxwood Handbook in French, Le Manuel du Buis (translated by Martine Higonnet). This practical guide is a world reference for knowing, growing and caring for boxwood. It is sold in the better garden shops and libraries, on the website www.france.ebts.org or ordered at : EBTS France BP 80001- 80260Villers-Bocage France Price: Euro 29.00 MEMBERSHIP Each new candidate must be sponsored by two members of EBTS France, total membership not to exceed 400.
TOUT SAVOIR SUR EBTS FRANCE
ALL ABOUT EBTS FRANCE
SIEGE SOCIAL
EBTS est la première association européenne d’amateurs de jardins.
EBTS France (European Boxwood Society France) a installé son siège social en 2003 au Palais de l’Europe et des Congrès du Touquet-Paris-Plage.
COMMUNICATION – EDITION - RESEAUX SOCIAUX
EBTS France publie une revue annuelle, le Bulletin des Buis & Topiaires (ISSN 2257 - 8722), et prend également part au financement et à la rédaction du magazine d’EBTS Europe, Topiarius.
SITE INTERNET : www.france.ebts.org
EBTS France dispose des pages Facebook suivantes :
EBTS France – EBTS France International – EBTS France New-York - EBTS France Portugal
Page associée : Le Touquet Paris Plage « Jardin de la Manche »
PRIX DES JARDINS
EBTS France organise tous les deux ans un concours des Jardins. Traditionnellement, la remise des Prix a lieu au Cercle de l'Union Interalliée à Paris.
ARTS DU JARDIN
EBTS France organise ou participe régulièrement à des conférences sur l'art des jardins ou sur le buis.
VOYAGES ET VISITES DE JARDINS
EBTS France a installé des délégations à travers toute la France et des représentants dans plusieurs pays européens et aux USA. Les délégués et représentants participent activement à la rédaction du Bulletin des Buis et Topiaires et à l’organisation des voyages.
COLLECTION DE BUIS EBTS FRANCE/LETOUQUET-PARIS-PLAGE
EBTS France a offert une collection de buis à la Ville du Touquet-Paris-Plage qui est visible à l'entrée Est du Parc des Pins.
La collection, labellisée par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS), comprend aujourd’hui 129 variétés ou cultivars. Elle est supervisée depuis Washington par Lynn R. Batdorf, recenseur mondial des buis et membre d'honneur d'EBTS France.
MANUEL DU BUIS
EBTS France a édité le Manuel du Buis de Lynn R. Batdorf (traduction Martine Higonnet)
Ce guide pratique est la référence mondiale pour connaître, cultiver et soigner les buis.
Il est vendu dans les meilleures boutiques de jardin, sur le site www.france.ebts.org et sur commande auprès d’EBTS France BP 80001 – 80260 Villers-Bocage
Prix : 29 €
ADHESION
Tout nouveau membre devra être recommandé par deux parrains.
ALL ABOUT EBTS FRANCE
HEADQUARTERS
EBTS is the first European garden lovers society.
The headquarters of the French branch of the European Boxwood and Topiary Society (EBTS) are located at Le Touquet-Paris-Plage, a well-known resort on the Channel.
COMMUNICATION
EBTS France publishes a yearly magazine, Le Bulletin des Buis et Topiaires (ISSN 2257-8722) and participates with other EBTS member countries in financing Topiarius magazine and submitting articles and illustrations.
EBTS France is on Facebook
Pages : EBTS France – EBTS France International – EBTS France New-York -EBTS France Portugal
Associated page : Le Touquet Paris Plage « Jardin de la Manche »
Website : www.france.ebts.org
GARDEN PRIZES
Every two years EBTS France organizes a Garden competition followed by a presentation of awards at Cercle de l'Union Interalliée in Paris
ART OF GARDENING
EBTS France regularly organizes lectures on the history and art of gardening and about boxwood
GARDEN VISITS AND TRIPS ABROAD
EBTS France has appointed delegations throughout France as well as abroad to review appropriate gardens and prepare visits for its members.
BOXWOOD COLLECTION
EBTS France presented a boxwood collection to the city of Le Touquet-Paris-Plage
The collection can be seen at the East entry of Parc des Pins. The collection which is certified by CCVS (the conservatory of special plants collections), includes over 129 Buxus varieties or cultivars. It is supervised from Washington D.C by Lynn R. Batdorf, world curator of boxwood and Honorary member of EBTS France.
BOXWOOD HANDBOOK
EBTS France has published Lynn R. Batdorf's 'Boxwood Handbook' in French, Le Manuel du Buis (translated by Martine Higonnet). This practical guide is a world reference for knowing, growing and caring for boxwood. It is sold in the better garden shops and libraries, on the website www.france.ebts.org or ordered at :
EBTS France BP 80001- 80260Villers-Bocage France
Price: Euro 29.00
MEMBERSHIP
Each new candidate must be sponsored by two members of EBTS France, total membership not to exceed 400.
... See MoreSee Less
1 month ago
TOPIARY HAUTE PARFUMERIE EN PARTENARIAT AVEC IFF Topiary est une fragrance inédite confectionnée par l’une des plus grandes parfumeuses de notre génération : Anne Flipo, Maître parfumeur, chez l’un des leaders du secteur des arômes à destination de la parfumerie : le géant IFF. Lorsqu’Anne Flipo confectionne un nouveau parfum, elle veut avant tout que sa création soit mémorable. Ici, il s’agit d’une promenade au milieu de topiaires aux essences diverses.
TOPIARY
HAUTE PARFUMERIE

EN PARTENARIAT AVEC IFF

Topiary est une fragrance inédite confectionnée par l’une des plus grandes parfumeuses de notre génération : Anne Flipo, Maître parfumeur, chez l’un des leaders du secteur des arômes à destination de la parfumerie : le géant IFF. Lorsqu’Anne Flipo confectionne un nouveau parfum, elle veut avant tout que sa création soit mémorable. Ici, il s’agit d’une promenade au milieu de topiaires aux essences diverses.
... See MoreSee Less
PLUS QUE QUELQUES PETITS JOURS A ATTENDRE AVANT DE RECEVOIR LE BBT N°21.
EBTS FRANCE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOËL
... See MoreSee Less
1 month ago
Photos de la publication de Le Touquet Paris Plage "Jardin de la Manche" ... See MoreSee Less
1 month ago
Sébastien Hoyer, délégué EBTS France
Sébastien Hoyer, délégué EBTS France ... See MoreSee Less
1 month ago
Marie Salembier enseignera au New York Botanic Garden à partir du mois de février Marie Salembier - Landscape, planting and ecosystem designer, Marie Salembier thrives in creating relationships between living and non-living urban components. She has been putting her skills and knowledge in contribution to some of the most important landscape architecture projects of the decade. Her design focuses on finding the perfect planting palette for the site to promote the establishment of healthy, thriving ecosystems and year-round dialogs between textures and colors. Marie has worked and collaborated on a range of public, commercial and residential projects situated in various climatic regions and utilizing plants from the Northeast, Midwest and Western states of North America as well as Europe, the Mediterranean regions and various zones of Asia. Marie favors the use of species endemic to a region that are pest resistant and drought tolerant, drawing together water-wise, perennial plant communities. She designs a garden to be experienced as a sensory delight that educates on the importance of bees and butterflies to flowering plants.
Marie Salembier enseignera au New York Botanic Garden à partir du mois de février

Marie Salembier - Landscape, planting and ecosystem designer, Marie Salembier thrives in creating relationships between living and non-living urban components. She has been putting her skills and knowledge in contribution to some of the most important landscape architecture projects of the decade. Her design focuses on finding the perfect planting palette for the site to promote the establishment of healthy, thriving ecosystems and year-round dialogs between textures and colors.

Marie has worked and collaborated on a range of public, commercial and residential projects situated in various climatic regions and utilizing plants from the Northeast, Midwest and Western states of North America as well as Europe, the Mediterranean regions and various zones of Asia. Marie favors the use of species endemic to a region that are pest resistant and drought tolerant, drawing together water-wise, perennial plant communities. She designs a garden to be experienced as a sensory delight that educates on the importance of bees and butterflies to flowering plants.
... See MoreSee Less
Load more